Mon Forum|àß|Clique sur la bannière pour y accéder !    

CONTROVERSE/WIZUP

Forum, de débat…

--------------------------------------

    Accueil

 

    Aurore

 

    Océane

 

    Justine

 

    Sniper

 

    Frédéric

 

    Micheline

 

    Site util

 

    Favoris

 

    De touts

 

     Suite

 

    Best-Of

 

    Oui/Non

 

    Poèmes

 

    Logo PC

 

   Veronique

 

Livre Elle

……………………………VERONIQUE S’EST POEMES, NOUVEL ET LETTRES………………………………………

-----------------------ECRIE SURY-En-A-Marre.org Index du Forum------------------------------

                 ______________________________________________________________

 

PAUVRE IDIOTE…

Comment ai-je pu me retrouver ici, dans cet hôpital, moi qui normalement ai la tête sur les épaules, je me pose la question, et je crois que je me la poserai encore souvent…

Il faut dire qu’on m’avait prévenu, mais vous voyez je n’étais pas ce qu’on appelle une belle fille, alors les remarques où quolibets des collègues du bureau je m’en moquais, je me trouvais trop intelligente pour me faire avoir… Et trop contente à mon tour, de connaître les joies de l’amour, je n’ai rien vu venir…

Je suis employée depuis deux ans au service du personnel dans un grand cabinet d’assurance, alors des individus j’en vois défiler tous les jours… Avec les collègues du bureaux, quelques réceptionnistes et secrétaires, nous avions pris l’habitude de nous retrouver tous les vendredis soirs, dans le café du coin pour prendre un verre et discuter des différentes occupations de chacun pour le week-end, je n’étais pas une mordue de ce genre de réunion, mais je m’étais laissée entraîner par mon amie Rachel, la seule amie d’ailleurs et collègue que j’avais…
Rachel est le genre de jeune femme grande et belle, que l’on remarque tout de suite et que n’importe quel homme rêve de mettre dans son lit, alors que moi pauvre Nathalie, je suis ce genre de personne qui passe complètement inaperçue, toujours coiffée de la même manière, chignon stricte, et cachée derrière des lunettes démodées, je suis la seule qui les trois quart du temps fait tapisserie comme on dit…

J’étais la risée du groupe, je ne faisais jamais rien de mes week-end, je passais tous mes samedis soirs, à pleurer en regardant « le journal de Bridget Jones », en DVD, seul luxe d’ailleurs dans mon appartement… Bref, j’essuyais lamentablement les sarcasmes de mes collègues, sous les yeux de Rachel agaçée par cette situation…

Et puis un jour tout changea, c’était un jeudi en Mars, mon cœur ne fit qu’un tour, quand il rentra dans mon bureau, les filles se sont retournées sur son passage elles aussi, sous le charme, de celui qui allait devenir leur nouveau collègue. « J’ai rendez-vous avec Mr Delaware, pourriez-vous m’indiquez son bureau s’il vous plait », j’ai hélas balbutier je ne sais quoi, pour la première fois de ma vie je me suis trouvée déstabilisée par quelqu’un, j’entendais les rires des pétasses qui s’étaient entassées derrière la porte de mon bureau, et je me sentis rougir, terrible… Heureusement Rachel arriva à mon secours et lui indiqua le bon bureau, il se détourna au moment de passer la porte « très mignon vos petites pommettes toutes rouges », se fut le coup de bambou… Je repris mes esprits tant bien que mal, devant une Rachel très enthousiaste par la situation, et qui sorti en me souriant…

« Et bien Nat, t’en fait une tête, faut pas rêver ma pauvre, il n’est pas pour toi », cette phrase sortant de la bouche des autres collègues, me fit l’effet d’une gifle, pourtant quand il ressorti du bureau de Mr Delaware, le jeune homme revint dans le mien, pour me remercier, et me dire qu’il était embaucher le lundi suivant… Il anima évidemment la conversation le lendemain, à notre fameux pot du vendredi, les unes s’imaginant ce qu’elles feraient de ce bel apollon si elles l’avaient sous le coude pour le week-end, les autres rêvant plus discrètement, sur le sujet, mais toutes certaines qu’il ne me remarquerait même plus… Quand il est revenu, elles ne perdirent pas de temps pour l’inviter à notre sortie de fin de semaine, il faut dire qu’il était superbe, grand brun, yeux verts, le beau gosse bien bâti qui plus est… Dan savait y faire avec les filles et profitait de chaque moment passé avec l’une d’entre elle pour la faire rire…
Bref le vendredi arriva et nous nous retrouvions tous, comme d’habitude au café du coin, de grands discours, toutes excitées elles dévoraient des yeux ce cher Dan, qui leur rendait bien d’ailleurs. « Je vois bien que tu es différente », en se penchant vers moi, « si tu veux on va ailleurs », j’ai cru mourir, et les filles aussi d’ailleurs, Rachel me donnaient presque des coup de pieds sous la table, et ouvrait de grand yeux, quelques signes de têtes pour que j’accepte. Moi je tremblais comme une feuille, ne sachant quoi dire… Il se leva et me pris la main, et tout naturellement je le suivis, sous les regards verts de rages des filles…

Nous sommes allés boire un verre dans une autre pub, on a écouté de la musique, on a parlé, on a rit, on a même dansé, j’étais sous le charme, et lui me donnait l’impression de n’avoir d’yeux que pour moi… Je savais que je faisais des jalouses et rien que pour cela je me suis laisser subjuguer par les belles paroles de Dan… Je n’ai même pas joué les farouches, quand il m’a raccompagné, quand il est monté, quand il est entré dans mon petit appartement, qu’il a refermé la porte et qu’il m’a embrassé… Il a ôté mes lunettes et dénoué mes cheveux, et il m’a regardé, « tu n’es pas si laide que ça, et maintenant tu es à moi », j’aurai du réagir même avec si peu d’expérience d’ailleurs avec aucune expérience de ce genre, car jamais je n’aurai pu m’imaginer que ces mots auraient pu avoir une telle force, dans les mois qui suivirent… Ce soir là, il m’a prise violement, mais je n’ai rien dit, pas même les soirs qui ont succédé, je n’ai en fait jamais rien dit sur sa violence sexuelle…
Il avait le don pour m’enivrer de mots tendres, et je n’y ai vu que du feu, il s’est installé très vite chez moi, prétextant qu’il était fou de moi, et que je lui appartenais. Rachel ne me reconnaissais pas et était désolée par mon attitude puérile. Mais je m’en foutais, j’étais persuader d’avoir trouver l’homme de ma vie, et surtout j’étais trop contentes de voir les filles enragées… J’étais devenue la nouvelle coqueluche du bureau, chacune leur tour, elles venaient me poser des tas de questions sur Dan, et je me serrais bien garder de leur dire qu’il n’était pas l’homme auquel elles rêvaient, trop fières de leur avoir chiper cet apollon sous le nez…

Car hélas, il est très vite devenu violent, j’ai pris ma première gifle, un matin parce que j’avais oublié de programmer la cafetière, je n’ai même pas pleuré malgré la violence de cette gifle, je suis restée glacée par son geste, il s’est confondu en excuses, et pour lui c’était fini. J’ai su à ce moment là que j’aurai du le mettre dehors, mais voilà pour la première fois de ma vie, quelqu’un m’aimait et malgré son geste je le pardonnai, je crois juste pour ne pas me retrouver seule encore une fois, et perdre la face devant les copines… « Tu vois, qui voudrais de toi… à part moi… je t’aime moi alors fais attention… et tout ira bien », avait-il dit en me serrant dans ses bras, et m’embrassant sur ma joue douloureuse… J’aurai du en parler à Rachel, mais finalement j’avais peur de lui, autant que je l’aimais, si bien que je me suis éloignée d’elle…

Les filles ont continué à défiler dans mon bureau pendant quelques temps, « comment tu fais pour garder Dan près de toi », où « vous éteignez la lumière quand vous faites l’amour c’est pas possible », où bien « mais c’est pas vrai la petite Nat, finalement est une bombe sexuelle », enfin des tas de moqueries, qui me rendais finalement encore plus malade que tous les sarcasmes dont elles me coiffaient avant ma rencontre avec Dan… Et puis elles arrêtèrent, pourtant j’aurai donné n’importe quoi pour qu’une d’entre elle revienne, peut-être alors j’aurai pu lui avouer mon grand désarroi… Elles ne remarquèrent même pas le fard à paupière sur mes yeux, et le fond de teint pour camoufler mes bleus, moi qui n’avais jamais acheté de cosmétique, je me surprends à dévaliser les rayons, et ce n’était même pas pour essayer de m’embellir… Dan me battait, tantôt parce que j’avais oublié d’acheter son vin préféré, tantôt parce que je n’avais pas réussi son plat favori, où tantôt parce que je n’étais pas assez câline à son goût, où que je ne savais pas satisfaire au mieux ses envies…Bref tous les prétextes étaient bon pour me mettre une gifle, c’était un violent doublé d’un pervers, manipulateur, « tu m’appartiens… alors tu fais ce que je te dis… qui voudrais de toi de toute façon… », Ses phrases qui me font encore mal, jamais je crois, je ne les oublierais…

Voilà je me retrouvais prise à mon propre jeu, tel est pris qui croyais prendre comme on dit, jamais je ne pourrais avouer mon échec total, en matière d’homme, je voulais en mettre plein la vue à mes collègues, en m’affichant avec un beau mec, mais hélas il n’était que beau d’extérieur, son âme était pourri, il m’a sali…

Un soir de juillet après quatre mois de mélange de passion, de perversité et de violence, il rentra dans une colère folle, quand sans le faire exprès, je lui renversai du vin sur une chemise neuve, il se leva de table, et me poussa jusque dans la chambre, qu’il referma à double tour. « Déshabilles-toi », tremblante et obéissante, je m’exécutais. «Tu vois ce qu’il y a de bien avec les filles comme toi, c’est que tu n’es pas assez jolie pour te plaindre », j’étais terrorisée, aussi beau qu’il fut, je commençais vraiment à regretter de l’avoir laisser entrer dans mon appartement, il était odieux, son physique cachant sa violence inouï.
« On peut faire ce que l’on veut avec des filles comme toi… elles sont trop contentes d’avoir un mec dans leur lit… », Il me jeta sur le lit, il est devenu d’un seul coup encore plus en colère que d’habitude, et je voyais bien que cela allait mal finir… En me regardant ses yeux devinrent plus sombres, il enleva sa chemise, et moi comme une idiote je ne bougeais pas, je me demandais simplement ce qu’il avait l’intention de me faire subir comme punition pour avoir taché sa chemise, à chaque fois plus violent dans ses assauts et plus pervers pour ne plus que je recommence, du moins c’était ce qu’il me disait à chaque fois qu’il me violait »…

« Non Dan, non… pas aujourd’hui, je suis enceinte… », Je venais hélas d’apprendre le matin même que j’étais rendue à mon deuxième mois de grossesse, mais je crois que se sont les seuls mots que j’ai pu dire ce soir là, il me jeta sur le lit et se rua sur moi, arrachas mes sous vêtements, il fourra sa langue dans ma bouche avec une telle force que j’ai cru étouffer… Puis il m’empoigna avec une violence démesurée que j’aurai du hurler, mais seul mes larmes coulaient sur mes joues, je ne pouvais absolument pas parler ni même crier, je crois que cela aurait été pire… Quand il réalisa que je pleurais, il se mit à me gifler, de toutes ses forces, « dis-moi que tu m’aimes, et que tu ne recommenceras plus, hein… dis-moi… que tu m’aimes… », Il frappait, frappait, et frappait encore, son sexe toujours en moi… je ne me souviens plus très bien à quel moment j’ai perdu connaissance, je crois qu’il a prononcé ces mots en me donnant des grands coups dans le ventre « lui j’en veux pas… tu es à moi… qu’à moi », le sang qui coulait de mon nez se mélangeait à ma salive, je n’arrivais plus à déglutir, je crois qu’ensuite je me suis évanouis. Quand j’ai repris connaissance, quelques temps plus tard, il n’était plus là, j’avais du sang partout, mes yeux, mon nez, ma bouche, entre mes jambes, j’avais mal terriblement mal… Je ne sais pas par quel miracle j’ai réussi à me traîner dans le salon, pour récupérer mon sac, j’appelais le seul numéro enregistré sur mon portable, celui de Rachel…

C’est à l’hôpital, que je me suis réveillée trois jours plus tard, un bras cassée, des côtes enfoncées, à cause des coups j’avais perdu le bébé, et mon visage était dans un tel état, que ma laideur d’avant n’était rien à côté de ce qu’il m’avait fait…J’avais le coccyx déplacé par la violence de ses actes sexuels répétés pendant plusieurs heures d’après les médecins.

Mais ce qui me fait encore le plus mal, même aujourd’hui six mois plus tard, c’est que par stupidité, je me suis bêtement laissée faire par un beau garçon complètement dérangé qui s’est jouer de moi, je voulais tellement croire que l’on pouvait s’intéresser à moi que j’ai laisser le premier beau mec rentrer dans ma vie… Rachel est venue me voir tous les jours, je crois qu’elle s’en veut d’avoir laisser les filles se moquer de moi comme cela, elle sait sans que j’ai eu besoin de lui expliquer, que je me suis laisser embobiner par simple envi d’être comme tout le monde, aimer…
Demain, c’est Noël, j’ai un nouveau visage, il fallu de la chirurgie pour arranger tous ce qui avaient été cassé, ce visage me plait, je ne sais pas si il plaira à un autre homme, et je crois que je ne veux même pas le savoir pour l’instant, je passerai les fêtes de Noël seule, et je pense encore beaucoup d’autres Noël…

Il parait que dans la vie on ne reçoit que ce que l’on cherche, moi je n’avais pourtant pas demandé cela, je voulais juste être aimée, comme on a tous envi d’être aimé… J’aurai voulu être belle pour être aimé, je n’avais pas réalisé que c’est l’amour qui vous rend belle, quand il est vrai…

Moi… je me suis trompée…


(et oui, moi aussi j'essaie d'écrire, si vous avez le temps, donnez moi votre avis, n'ayez pa peur c'est comme cela que l'on progresse, amitié à tous... véro...)

 

N°1

                                                        _____________________________________________

Délicieusement éclairés par le feu de la cheminée,
Nus... elle attend, il l'a regarde...
C'est simplement que leurs bouches se sont rencontrées, et que leurs langues se sont croisées, et c'est naturellement qu'elle s'est mise à frémir sous l'onctuosité de ses baisers...

Alors doucement, ils se sont allongés pour que ses mains chaudes puissent la caresser. Délicatement ses seins se sont offerts à sa langue experte pour qu'il puisse y goûter et son ventre a vibré sous ses caresses engagées. Habilement ses doigts se sont dirigés entre ses jambes pour qu'elle le laisse effleuré son jardin qu'il veut tant visiter...

Et c'est passionnément, leurs peaux humides de désirs, qu'ils se sont chevauchés pour enfin se mêler...

Lentement, elle s'est cambrée pour mieux le capturer et s'est mise à onduler contre ses hanches assoiffées. Frénétiquement elle a posé ses mains sur ses fesses affriolantes et de quelques pressions savantes, elle lui a soufflé la cadence...

Et c'est fiévreusement, qu'après une danse endiablée, dans une dernière étreinte passionnée, que l'extase les a enivré...

Amoureusement, après un long moment de béatitude, ils se sont regardés, puis embrassés, avec une seule pensée : recommencer...

Mais c'est tout simplement qu'ils se sont séparés, et qu'il s'est habillé, son regard irradié par la beauté de cette soirée. Et mélancoliquement, d'un dernier baiser, il l'a quitté...

Alors machinalement, elle a regroupé ses vêtements et s'est installé, nue, sous les draps encore brûlants, un peu plus près de la cheminée...

Et c'est rêveusement, un sourire dessiné sur son visage encore étonné, qu'elle s'est mise à aimer cet amant d'une soirée...

 

N°2

                                                                          ___________________________________________________

Merci Ludo, pour tes appréciations sur le site "écrivez V2", ce texte est pour toi... amitié véro...

OVERDOSE…

Viens si tu l’oses
Et fais moi des choses
J’attends l’overdose
Du bout de tes doigts
Découvres-moi
Je n’attends que toi…

Viens sur ma bouche
Je ne suis pas farouche
Je veux que tu me touches
Du bout de tes doigts
Explores-moi
Je n’attends que toi…

Viens et si tu en as envie
Allonges-moi sur ton lit
Voir mon paradis
Du bout de tes doigts
Envahies-moi
Je n’attends que toi…

Viens me faire l’amour
N’emprunte pas de détours
Je veux que tu coures
Que tu piétines ma peau de tes doigts
Chemines-moi
Je n’attends que toi…

Viens tout simplement
Fais moi vibrer lentement
Et surtout prend ton temps
Désires-moi
Du bout de tes doigts
Je m’offre à toi…

Viens tu y es
Fais de moi ce qu’il te plait
De l’amour comme j’espérais
Pénètres-moi
Et du bout de tes doigts
Je m’offre à toi…

Viens amoureux
Plonger au fond de mes yeux
Mon océan est pour deux
Navigue sur mon corps
J’en redemande encore
Je t’attendais si fort…

Viens et pour toujours
Mon amour
Aime-moi chaque jour
Et si tu oses
Fais moi des choses
Jusqu’à l’overdose…
Je m’offrirai à toi
Chaque fois que tu le voudras
Maintenant je suis à toi…
Et du bout de tes doigts
J’aime çà…

 

N°3

                                                         ________________________________________

MARIE… Une autre vie qui commence…

Marie qui s’était assoupie, les contractions ayant cessées, se réveilla en sursaut, comme d’habitude, elle était en sueur, et chercha du regard Julien, en se redressant. « Tu as encore fait cet affreux cauchemar », « Oui », dit Marie.
Depuis des années, malgré son jeune âge, dix sept ans, Marie faisait le même rêve, un homme sans visage, un couteau plein de sang à la main, une petite fille dans un couloir, l’homme l’aperçois, lâche le couteau et s’enfuit… C’est tout…

Marie doit accoucher dans quelques heures, Julien est là, c’est le futur papa, l’homme de sa vie, il a dix neuf ans, ils s’aiment, et n’aller pas croire qu’ils sont trop jeunes, Marie vous répondra qu’ils s’en sortiront très bien, quand on s’aime tout est possible…

Marie a le temps de se souvenir, en attendant les prochaines contractions, Julien, lui s’est assoupi à son tour, elle le regarde… Les années ont passé très vite, et ce moi de Mai, encore plus. Marie se souvient qu’elle avait presque cinq ans, quand on la placé dans un orphelinat, à l’époque elle ne parle pas, elle est choquée, elle ne sait pas pourquoi, elle ne se souvient de rien, pourtant sa mère est morte et son père est en prison pour le reste de ses jours… Marie est une petite fille mignonne, mais c’est problèmes psychologiques l’empêchent d’être proposée à l’adoption, elle vivra donc à partir de dix ans dans un foyer… L’école ne l’intéresse guère, elle préfère traîner dans les rues, elle rentrera quand même en apprentissage mécanique, elle a quinze ans, c’est d’ailleurs à ce moment là qu’elle rencontrera Julien, ils vont sortir ensemble comme on dit, et ne vont plus se quitter… Quand elle le rencontre il a dix sept ans, il est beau, il est aussi blond que Marie est brune, du moins c’est ce que l’on constate si on le regarde de plus près, car il se rase pratiquement toute la tête, il ne laisse que quelques mèches de cheveux sur son front, pour le style, il est grand et plutôt bien bâti, pour son âge. Marie, elle est une jolie adolescente quelque peu rebelle à cette époque, ses cheveux longs bruns sont toujours tressés à la « Pocanthas », comme la surnomme Julien… Elle est douée en mécanique, elle s’est souvent demander pourquoi cette passion pour les automobiles, et autres jeux masculins d’ailleurs, depuis son plus jeune âge, elle adore monter aux arbres, et escalader tout ce qu’elle peut, elle court aussi vite que les garçons, et préfère avoir les mains dans le cambouis, que de passer son temps devant une glace comme le font ses anciennes copines de chambrés… Cela venait certainement de son enfance, elle le savait et plus que jamais elle était décidée à éclaircir certains mystères de son passé…

C’est donc vers quinze ans, qu’elle commença à questionner le directeur du foyer, les éducateurs, les assistantes sociales, enfin n’importe qui, qui aurait pu l’informer sur son passé… Mais hélas personne n’était près à lui répondre. Tant pis elle mènerait son enquête seule, du moins avec Julien… Toutes les nuits où presque depuis son enfance, elle faisait le même cauchemar, cette lame ensanglantée qui brillait dans la pénombre d’un couloir d’une maison, et un homme qui prend la fuite devant une petite fille terrorisée, elle en était sûre cela avait un rapport avec elle. Elle mit deux ans avant de savoir d’où elle venait, il y a deux mois de cela, à dix sept ans tous juste, enceinte, enfin, on lui indiquait une adresse, à force de questions, une adresse où elle aurait passer sa toute petite enfance… Avec Julien, ils se sont rendus à l’adresse indiquée, c’était dans une petite bourgade non loin de Paris, la maison était toute délabrée, le portail n’avait pas du être ouvert depuis longtemps, car Julien fut obligé de donner un grand coup de pied dans la ferraille, pour qu’il s’ouvre. Marie une main sur le ventre, l’autre dans celle de Julien, s’avança… Personne… il n’y avait personne, ils étaient suivis du regard par une vieille femme qui s’arrêta de bécher dans le jardin d’à côté dès qu’elle les avait vu arriver, « Mes pauvres enfants, cela fait des années que cette maison est vide, personne n’a passé cette grille depuis au moins une bonne douzaine d’années »…

Depuis treize ans, en fait. Ils discutèrent avec la vieille dame, et celle-ci leur raconta, ce qui s’était passé. Il y avait eu un double meurtre dans cette demeure, l’été 1992. La grand-mère était arrivée en 1995, dans la propriété voisine, qu’elle avait acheté au rabais parce que personne ne voulait vivre dans le quartier de la maison ensanglantée comme l’appelait les gens du village…Marie était déstabilisée, elle était persuadée que ses cauchemars s’étaient déroulés dans cette maison, elle le sentait… Julien et elle, remercièrent la vieille dame, et se dirigèrent vers la mairie, pour en savoir plus. Malheureusement, Marie étant mineur, cela n’allait pas être facile, mais il fallait qu’elle essaie…

La secrétaire de mairie eut un choc terrible, quand Marie et Julien s’avancèrent et prirent place devant elle. « Marie… Marie Dumont… C’est toi… », Marie était surprise et heureuse à la fois, on la connaissait, elle avait donc bien vécu dans ce petit bourg d’à peine cinq ans habitants… La secrétaire renseigna Marie, du mieux qu’elle put, sans mentionner évidement le drame, jugeant certainement que ce n’était pas elle de le raconter à Marie… Marie apprit qu’elle avait une tante, qui vivait avec ses trois enfants en banlieue parisienne, que la maison ne fut jamais habité depuis le drame, et que sa mère était enterrée dans le cimetière du village, mais que jamais personne ne venait nettoyer la tombe… La secrétaire ne mentionna rien sur le père de Marie, tout le monde faisait comme si il n’avait jamais existé d’ailleurs… Marie de tout façon était décidé, et irai voir sa tante pour d’autres renseignements. Dans un mois elle allait accoucher, elle avait donc encore quelques temps pour en savoir plus…

Julien et elle sortirent de la mairie en fin de journée, et rejoignirent Paris en bus, Marie était fatiguée, et le bébé bougeait beaucoup, une petite fille, Marie trop curieuse n’avait pas pu attendre le terme pour avoir la surprise, trop excitée d’être enceinte, elle demanda sitôt qu’elle le put le sexe du bébé, ils allaient avoir une petite fille, qui appelleraient Gabrielle, comme l’ange Gabrielle… Ils habitent, depuis peu un deux pièces au troisième d’un vieille immeuble en plein centre de Paris, l’assistante sociale, vient leur rendre visite, et faire son rapport très souvent, mais jusque là il n’y a rien à redire, ils se débrouillent pas si mal, pour de jeunes futurs parents…

Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, Marie plus déterminée que jamais décida d’aller voir toute suite sa tante. Elle savait déjà quelques détails, sa tante était veuve, et avait élevé trois enfants, seule en banlieue parisienne, autrefois elle avait été marié avec le Gilles, qui est autre que le frère de Marc le père de Marie…Ce serait la seule famille qui lui resterait, et Marie avait envi de tout savoir sur son enfance pour exorciser les démons, qui l’envahissent beaucoup trop, surtout pour une future maman. Ils trouvèrent l’adresse facilement, il faut dire que depuis son plus jeune âge, Marie est habituée à traîner dans les rues de Paris, à la recherche d’une autre vie peut-être. C’était au premier d’une vieille maison, dans un quartier populaire de Paris, Marie était complètement épuisée, d’avoir si longtemps marché, et c’est une jeune fille toute pâle qui sonna à la porte, dans un long couloir lugubre, et puant.
« Oui… qui est-ce… », Et au même moment la porte s’ouvrit, une femme aux cheveux ternes et mal coiffées certainement blonds à la base se posta devant eux, et dont le regard changea d’un seul coup en apercevant Marie.
Oh mon dieu… Marie… tu ressembles à ton père…c’est affreux », Marie était décontenancée. La femme laissa la porte ouverte et se dirigea vers le canapé qui trônait au milieu de ce qui devait être le salon, « Entrez et fermez derrière vous »…

Marie et Julien s’exécutèrent, « assis-toi, je vois que c’est pour bientôt… comme ta mère, enceinte trop jeune… mon dieu… ». Marie expliqua à sa tante le but de sa visite et évidement se mit à questionner celle-ci sur un passé que personne jusque là voulait raconter. Annie ne perdit pas de temps, elle se maria à Gilles, le frère de Marc le père de Marie, trois enfants étaient nés à la suite, avant que Marc à son tour épouse Cécile, une jeune fille de dix huit ans enceinte de Marie… Tout allait bien avant que Cécile n’arrive, « Ton père était fou amoureux de cette sauterelle, mais elle, elle se fichait bien de son mariage, tu étais à peine née, qu’elle s’envoyait en l’air avec mon mari Gilles, et oui, avec ton oncle… ». Marie écoutait et était de plus en plus intriguée, elle ne pouvait même pas ouvrir la bouche. « Je savais qu’un jour tu viendrais, et que tu voudrais tout savoir, alors écoutes bien petite, parce que c’est la dernière fois que je raconterai cette histoire, après tu t’en iras et se sera terminer compris ».

Annie sanglotait, et le récit fut horrible. Marie s’effondra à chaque paroles et comprit très vite d’où venait ses cauchemars, elle n’avait que quatre ans quand le drame arriva. Son père Marc était cocu, et ne le supportait pas, Gilles et Cécile ne s’en cachait pas, Gilles venait à toutes heures de la journée, ils leur arrivaient même d’avoir des relations devant Marie, quand elle était bébé. Marc passait son temps à hurler sur Cécile pour qu’elle cesse ses relations avec son frère, parce qu’il était fou d’elle et qu’il aurait donné n’importe quoi pour qu’elle l’aime en retour, mais elle se moquait bien de lui… Un jour, ce fut trop, Marc se souela plus que de raison et rentra chez lui, bien déterminé à remettre de l’ordre dans tout cela. Mais une fois de plus Cécile était au lit avec Gilles, se fut une fois de trop, Marc se dirigea vers la cuisine, attrapa le plus gros couteau à viande qu’il trouva et retourna dans la chambre. Gilles et Cécile n’ont pas eu le temps de bouger, Marc les a massacré, il se rua sur eux, et les poignarda à plusieurs reprises, plus d’une vingtaine de coup de couteaux chacun, leurs cris déchirant le silence de la nuit, c’est comme cela que Marie fut réveillée…

Marie la suite, elle la connaît, en entendant le récit de sa tante, d’un coup sa mémoire lui était revenu. Marie fut le témoin à quatre ans du meurtre de sa mère et de son oncle par un homme qui n’était autre que son père… Elle se souvient avoir attendu dans le couloir sans verser une larme, sans même pouvoir crier, choquée par ce qu’elle venait de voir, son père lâchant le couteau en l’apercevant pour s’enfuir et s’écrouler devant la maison. C’est une petite fille muette, et les yeux dans le vague que les policiers avaient découvert dans le couloir d’une maison, la maison de ses cauchemars. Marie fut admis aux urgences, elle ressortit quelques jours plus tard pour être placé dans un orphelinat. S’en suivirent de longues séances de thérapies qui jusque là n’avaient rien donner…
Son père prit trente ans de prison. Marie regarda sa Tante et lui demanda une dernière chose. « Non, je n’aurai pas pu te prendre avec moi et mes enfants, tu ressembles trop à ton père, jamais je n’aurai pu te regarder correctement sans penser au meurtrier de mon mari, même si celui-ci me trompait… oh non… jamais… ».

Marie et Julien ressortirent, Marie était anéantie, fatiguée, mais pourtant on ne sait pourquoi, il lui restait encore quelque chose à faire, pour exorciser tous ses démons, et pour enfin évacuer toute cette tragédie : voir son père…
Annie, sa tante lui communiqua l’adresse de la prison où était enfermé son père, elle n’avait plus qu’à demander un droit de visite. Elle allait être maman, et pour elle, il était primordial de se retrouver devant celui qui avait gâché sa vie, elle le voulait, il le fallait… Julien bien évidement était contre, mais c’était sans compter sur la grande détermination de Marie. Ils réussirent à avoir un droit de visite au bout d’une semaine, Julien accompagna Marie, elle pouvait avoir le bébé à n’importe quel moment puisqu’elle était à quinze jours seulement du terme…

C’est un homme aux cheveux grisonnants, à la démarche d’un vieillard qui s’approcha du parloir, le regard perdu, il comprit tout de suite quand il vit Marie, « Marie… pardon Marie… », Il pleurait et avait peine à parler. Marie le regarda droit dans les yeux « jamais… jamais je ne te pardonnerai », Marie ne voulut pas savoir pourquoi l’homme avec qui elle avait passé sa toute petite enfance, câlinée, l’homme avec qui elle passait des heures dans le garage à bricoler les mains dans le cambouis, pour faire comme lui, l’homme qui lui racontait des histoires avant de s’endormir, l’homme qui l’emmenait au parc pour jouer au ballon, avait perdu d’un seul coup les pédales au point de tuer sa mère, même si celle-ci était parfaitement odieuse. Il aurait du emmener Marie, avec lui, loin de cette mère si peu maternelle, si peu humaine, mais au lieu de cela, l’amour qu’il portait à cette femme, le dévorait trop, et il commit l’irréparable… Depuis sa visite chez sa Tante, Marie se souvenait de tout, même du peu de belles choses qu’elle avait connu avec un père aimant, avant ses quatre ans. Elle se leva et le regarda une dernière fois « Adieu… papa… adieu ».

Marie avait pris sa décision ce jour là, jamais elle ne retournerait voir son père, ce n’était plus la peine, elle savait tout et n’était pas prête de pardonner à qui que se soit son enfance brisée, maintenant elle pouvait passer à autre chose, elle avait sa vie à faire… De son passé, il ne lui restait hélas que cet affreux cauchemar, elle espérait qu’il disparaîtrait avec la naissance de sa fille, elle espérait pouvoir tout oublier à nouveau, tout recommencer, oublier ce manque d’amour parental qui la fit tant souffrir…

Les contractions avaient repris, elle regardait Julien, toujours assoupit dans le fauteuil à côté d’elle. Elle se dit qu’elle avait fait du chemin, elle était fière d’être une jeune fille forte, sa vie allait enfin pouvoir commencer aujourd’hui, une vraie vie de famille, avec un bébé qui ne tarderait pas à venir au monde, les contractions s’étant maintenant drôlement rapprochées… Julien se réveilla et s’approcha d’elle, il l’embrassa sur le front tendrement « Je t’aime Marie… je t’aime »…

 

N°4

                                                                    ___________________________________

toujours un peu d'humour, parce qu'il faut sourire de tout...


COCU…

C’est la crise dans le couple d’à côté, à cause d’une histoire de cul, leur concubinage a failli capoter… Monsieur a sorti sa cornemuse, pour câliner la nouvelle cocotte du quartier, en copulant avec la demoiselle, dans des courbettes peu catholiques…

Madame apprenant qu’elle était cocue, en écoutant les conversations des copropriétaires, ne contrôla plus ses nerfs et se mis à crier de contrariété… Mais contrairement aux femmes de la communauté, elle se mit en tête de contacter un commissaire, pour constater l’adultère et ainsi faire cesser les commérages, des cancanières coincées…

Comble du comique, le commissaire n’était autre que la nouvelle cocotte du quartier, qui s’empressa d’aller colporter à qui voulu l’écouter, dans quel cahot se retrouve la cocue… La cafteuse au cache-cœur encanailler, laissant entrevoir son caraco copieusement gonflé à tous les beaux mecs du quartiers, cherchait à être consoler après avoir pris une correction, bien mérité…

La cocue ne voulant pas rester en carafe, se dit qu’elle aussi avait le droit de se faire câliner. Tous les beaux calibres de la cour se mirent à lui faire la coure, si bien que son calendrier fut rempli de candidats voulant cajoler, consoler la belle candide cocue…

A califourchon sur le canapé, à quatre pattes sous la couette, à la campagne, où sous une canadienne, le cabotinage de mademoiselle valait bien celui de la cocotte commissaire… Elle se mit à caracoler du camionneur, au caissier, le carrossier, le carreleur, et même avec le dernier carbonaro du quartier… A carnaval, à Carême, dans une clairière où une carrière, la belle se faisait caramboler par tous les beaux corbeaux aux carrures carrément carrosser, cherchant courageusement à retrouver un calice aussi cossu que celui de son cabotin de concubin…

Si bien que Monsieur se trouva à son tour fort cocu, d’une escapade coquine, le cavaleur fut canardé de mauvais coup, et la risée de la communauté, à cause de sa cavalière de concubine, qui n’en finissait pas de se faire chevaucher par des beaux chicaneurs…

On chuchote même dans le quartier, que le chronomètre du cocu, fut du coup complètement carapater, plus aucuns caracos cajoleurs des coquines charmeuses n’arrivent à le décoincer, le pauvre coco cocu…

Du coup, la demoiselle attristée, par son concubin, et n’arrivant pas à être contenter par ses compagnons de jeux, se rappela que le combiné de Monsieur est décidément plus colossale que tous ceux qu’elle venait de cocooner…

Alors elle revint couvrir de cadeaux et de compliments son beau coq, elle cessa de copuler avec tous les cocos du quartiers complexés de ne pas avoir réussi à charmer la demoiselle avec leur kiki si peu charnue, elle se consacra depuis à sa confiserie préférée, et consomma son beau compagnon à toute heure de la journée, s’extasiant à chaque coup du beau cadran de Monsieur…

Leur complicité ainsi retrouvé, la crise conjugale du couple d’à côté, ce couronna d’un mariage curieusement, peu catholique… Le « oui », prononcé, ils coururent en catimini s’accoupler dans des courbettes complètements cochonnes, qui continuent à faire caqueter les commères coincées du quartier…

Moralité : il n’y a pas plus concupiscant qu’un cocu… peut-être !!!...

Il n’y a vraiment que le cul qui fait cancaner même les plus
Coincés… ça j’en suis sûre !!!...

La quantité ne vaut pas la qualité… enfin je crois !!!...

 

N°5

                                           ___________________________________

SIDA…

Le réveil sonne où est-ce le bruit du téléphone… Elle regarde l’heure, il est sept heures…
Fatiguée, une nuit compliquée, elle se lève, elle ne connaît pas de trêves…
Se dirigeant doucement, dans la salle de bain, comme chaque matin, elle remercie, on ne
sait qui, d’être toujours en vie…
Un œil furtif, en passant devant le miroir, elle se dit qu’il n’y a pas d’espoir…
Sous la douche elle entame un rituel, lui prouvant qu’elle est encore belle…
Du savon au creux de la main, doucement, elle s’attarde sur ses seins, toujours aussi fermes
se dit-elle, que ça en est même cruel… Puis elle savonne son ventre légèrement arrondi, mais pas de souci, il est beau lui aussi… Puis elle pose une main sur son sexe et presque comme un réflexe, elle s’écrie à haute voix, qu’à cause de toi où toi, attention danger, le sida est passé…
Et de l’autre main comme chaque matin, elle dirige le pommeau de douche, sur son sexe autrefois peu farouche, espérant ainsi qu’avec l’eau brûlante, elle pourra se laver de tous ses péchés…
Elle espère ainsi ôter la vie à ce sexe maudit, lui arracher les démons qui sans explications, ont pénétré son corps, et la torturent toujours de plus en plus fort… Elle pleure sur son malheur, ses larmes se confondent avec l’eau qui ruisselle toujours sur sa peau, et qui l’inondent de douleur, mais il n’est plus l’heure…Elle se dit que pleurer ne changera rien à sa vie, elle doit maintenant compter sur la trithérapie… Elle continuera à frotter son sexe comme chaque matin, pour le punir, de s’être offert en festin, à quelques amants, pour des aventures sans lendemains…
Le rituel ainsi terminé, elle s’enveloppe dans une grande serviette pour se sécher, mais ses larmes n’en finissent pas de couler… Elle prend son temps, comme pour conjurer le sort, maintenant, puis devant la glace, elle se regarde en face, au fur à mesure, qu’elle démêle sa longue chevelure, elle repense aux bons moments passés avec son dernier amant, quand ses cheveux emmêlés, il aimait à les ébouriffer… Puis elle se maquille, un peu, du noir sur ses yeux bleus, comme l’océan, lui rappelant, que souvent, elle invitait ses amants à y plonger, et s’y noyer…
Elle enfile ensuite son tailleur gris, elle se trouve encore jolie… Elle se dit que le malheur est à l’intérieur, mais que maintenant bien apprêtée, personne ne peut se douter que son âme et son corps sont ravagés…
Une avalanche de médicaments, en guise de petit déjeuner et machinalement elle sort, il fait froid dehors, mais pas autant que dans son corps, pour se rendre au travail, en tachant d’oublier pour la journée, ses entrailles… Car au milieu de la foule qui déboule, elle se dit qu’elle est une jeune femme comme les autres, même si dans sa vie, malgré les apparences, elle a eu beaucoup moins de chance…
Elle arrivera durant toute la journée à surmonter le fait que trop de sexe non protégé, l’empêche de vivre maintenant en toute liberté… Le sida est sa prison, où les prisonniers sont tous condamnés à mort, pas la peine d’appeler au secours, il n’y a pas de dernier recours, c’est comme être assis pour le reste de sa vie sur une chaise électrique, en attendant le moment fatidique…
Pourtant elle se dit qu’elle n’est plus une menace, pour les autres en face, car sa vie se résume à la trithérapie et qu’elle n’invite plus d’amants dans son lit, le sida ayant anéanti ses envies pour le reste de sa vie… Mais jamais elle le laissera gagner sans un combat acharné, simplement parce qu’elle a trop fauté avec des amants passionnés. C’est le souvenir de tous ses désirs, qui la raniment à chaque fois qu’elle déprime…elle aimait l’amour, à en devenir aveugle et sourde… Mais qu’à cela ne tienne, aujourd’hui encore elle oubliera sa peine, simplement parce que ce n’est pas encore aujourd’hui que le sida lui ôtera la vie…

 

N°6

                                                  ________________________________________

un peu d'humour et surtout les mecs ne prenez pas ça mal... Amitié...Véro...

MALABAR et MAIGRELET…

Un malfrat milliardaire, à la morphologie massive d’un malabar, et muni d’un magistral missile, manié lamentablement, soupçonnait sa minaude mijaurée d’épouse, de jouer les midinettes avec quelques malfaiteurs malpropres, mordus de la miss…
Ne supportant plus les mesquineries, les moqueries, des messieurs menteurs, migrant autour de la belle insatisfaite par son minable de mari, notre malfrat milliardaire engagea un maigrelet malfaiteur pour menotter la miss, afin qu’elle morfle moralement…
Le milliardaire maladroit et malchanceux, marina pendant toute une soirée, le temps que la mascarade se mette en place, et que sa miss soit malencontreusement malmenée par le maigrelet…
Ce que notre margoulin milliardaire n’avait pas prévu, c’est que le menu mec en question, tomba sous le charme de la miss et au lieu de la martyriser, il lui expliqua la situation, misant sur son joli minois pour faire mûrir la miss…
Madame toute émue méprisa son mercenaire de mari, pour avoir douté d’elle, en misant sur un minus mignon pour l’humilier, et mentionna au passage au mignon maigrelet qu’elle n’avait jamais fauté malgré les beaux mielleux bien montés qui miaulaient autour d’elle…
Ce sentant meurtrie, elle se jeta dans les bras du maigrelet qui ne perdit pas une minute pour faire miroiter à la miss, un maximum de plaisir, malgré son minuscule missile…
Sans mondanité la miss molesta son mariage, médisant sur le missile magistral de son mari mais si peu maniable, et mordit à pleine dents, malaxa à pleine mains l’outil du maigrelet, s’adonnant ensuite au meilleur, mouillant ainsi son minou, dans des mouvements moussants, se mouvant amoureusement pour finir avec son maigrelet, sur des meubles, matelas et autres mobiliers…
La miss retrouva une bonne mine, grâce à la mignardise de son minus maigrelet d’amant qui lui en mettait plein les mirettes, si bien que la miss en oublia son mari milliardaire…

Moralité :

Un minus maigrelet vaut quelque fois mieux qu’un mou malabar…

Et pour vous messieurs, il est bien meilleur d’avoir un petit missile au mécanisme mirobolant, qu’un magistral mirliton maussade et mièvre dans le fond de la culotte…

 

N°7

                        _______________________________________

GAUDRIOLE…

Tous les gavroches, en galoches où en godillons
Les goualeuses qui graillent à tout va,
Les galantins où les godelureaux,
Les gonzesses où les girls,
Les gougnafiers où les galapiats,
Toutes les gaupes qui gesticulent,
Les gourdes gracieuses où goulues,
Les galopins où les goujats,
Les grandes gigues où les gitanes,
Les glaneurs où les glandeurs,
Tous les grabataires grincheux,
Les grognasses guêtrées de guenilles,
Les grenouilles où les gagas,
Les grognons où les geignards,
Les gothiques où les gentlemans,
Tous les grattes papiers en gabardine,
Les godiches qui gazouillent,
Les gigolos où les glamours,
Les goupils où les gueulardes,
Les gnomes où les géants,
Tous les grands gosses qui gobergent,
Les gonflés qui glougloutent,

Tous se gargarisent de grimaces,
Grésillent de gaieté,
Parce que des petites gâteries dans la gadouille,
Où des galipettes galantes sur la garrigue,
Où gémir sous une giboulée de gestes gourmands,

Pas la peine de tergiverser, de gamberger,
Se faire du gringue, pour se glisser côte à côte,
Et se laisser grappiller,
En gambillant, gigotant, gondolant, bref,
Se galvaniser en levant les gambettes,
Au trop où au galop,
Du garage au grenier,
Sur le gazon, où dans une grange,
La gaudriole : Il n’y a que ça de vraie...

Alors dépêchez-vous de vous goinfrer
De petites gâteries cochonnes,
Avant de devenir trop gâteux…
Alors dépêchez-vous de vous goinfrer
De gouailles cochonnes,
Avant de grelotter
Et de passer l’arme à gauche…

Petit conseil d’une gourmande gauloise
Qui gambade à gogo…

(vous nêtes pas d'accord ?)...

 

N°8

                                             _______________________________________

SEXE ET TRAHISON…

Solange, une soit disant sainte-nitouche, sacrément sculpturée, détourne systématiquement tous les saints du village, sous les yeux scandalisés de son pauvre Sébastien, son mari peu doué pour le sexe…
En toutes saisons, sirotant du Saint-amour, elle s’offre comme une sage samaritaine à tous les sauvageons assoiffés de sexe et dont les sens sensoriels sont sauvagement stimulés quand elle passe…
Mais pour satisfaire la bonne société qui l’entoure, tous les samedis, à la sacristie, Solange comme sacro-sainte, se savonne pour ainsi se blanchir de tous péchés sexuels, en stipulant pourtant, aux saintes de l’église, que c’est dans sa nature de sautiller, de scintiller, de scotcher tous les puceaux du voisinage et c’est sans scrupule, qu’après la messe, Solange séduisante, et séductrice, sort et de nouveau s’active pour secourir tous les beaux messieurs en manque de sexe, sous la protection du seigneur… Semaine après semaine, elle s’amuse et s’adonne aux plaisirs charnelles, dans des scènes peu sérieuses, savourant sensuellement tous les sexes des serviteurs qui l’encerclent…

Seul, son mari, au self contrôle sobre, malgré tous les sobriquets dont il est affublé par les soiffards qui souillent son épouse, souffre en silence, se saoule souvent, pour se soulager, et sans sourciller, attends que sa Solange le remarque… Mais c’était sous estimer Sébastien, qui un jour s’est ressaisi, et c’est ainsi qui décida d’aller consulter une sexologue, pour apprendre à satisfaire sa belle… La sexologue, soucieuse d’exercer son métier correctement, offrit un spectacle peu conventionnel, mais sacrément satisfaisant à l’époux, en lui signalant que statistiquement il valait mieux passer à la pratique qu’à la théorie, si bien que Sébastien stoïque et stressé au départ, se dérida et fut stupéfait par ses performances sexuelles, et se jura que jamais plus il ne susciterai, la risée des soit disant saints du village… Et c’est un Sébastien sur de lui, qui sortit de chez la sexologue, un surhomme était né, et surchauffé, doté d’un sex-appeal jusqu’alors insoupçonné, il se mit à surfer entre les saintes cocus, aux seins débordants, et s’offrit à son tour, surexciter à toutes les miss, goûtant lui aussi aux joies salutaires du sexe… Il devint le plus beau sex-symbol du village à la grande surprise de Solange, qui s’indigna et sagement rentra à la maison, pour solliciter auprès de son époux, une trêve espérant ainsi le récupérer… Mais celui-ci refusa, et sévèrement renvoya la belle Solange, car il était devenu un serviteur du sexe, prêt à tout pour secourir les saintes en détresses… Et c’est silencieusement que Solange devint la plus sainte de tout le village, en cessant ses activités sexuelles, priant le saint père de la pardonner pour ses péchés, sous les rires sarcastiques des villageoises, qui elles savouraient subtilement leurs vengeances, en s’envoyant en l’air avec le nouveau Sébastien, plus sexe que jamais…

Moralité :

Messieurs, il vaut mieux avoir une femme qui déborde de sexualité, qu’une femme à la sexualité débordante…

Mesdames, il vaut mieux satisfaire son mari que de se faire des maris, car un jour le mari trompé, peut à son tour se tromper…

Et sachez qu’il n’y a pas de mari impuissant, il n’y a que des épouses feignantes…

Le sexe, plus on parle, moins on en fait… alors je vous laisse…



(et n'aller pas croire que je suis portée sur le chose, vue les autres textes de ce style, mais je trouve que c'est un sujet où il y a long à dire (non, messieurs pas la peine de sourire je parlais juste du sujet!!!), mais je n'épagne pas la gente féminine non plus...)

 

N°9

                                            _______________________________________

Nymphomane de la vie
traversant sans soucis
les barrières, les interdits,
je souris, j'envahis
pas de limites et je paris
que toi aussi
tu veux faire parti
de mon petit paradis...

Nymphomane du vice
traversant avec malice
même les supplices
je suis comme un artifice
le rire comme complice
je n'ai pas peur qu'on me salisse
les mots glissent
je vis, je m'éclipse
et je t'invite à boire en mon calice...

Nymphomane du coeur
traversant avec bonheur
les joies, les peurs,
avec beaucoup d'ardeurs
pas de frayeurs, j'aime la sueur
même dans le labeur
et je suis sûre mon petit coeur
que tu comptes les heures
pour découvrir mon coeur...

Nymphomane des émotions
adoratrices des passions
n'ayant pas peur du grand frisson
j'aime à butiner de relations en relations
m'offrant souvent des collations
peut-être quelquefois un peu poison
mais jamais de rebellion
viens dans mon horizon
me goûter sans illusion...

Nymphomane invétérée
n'aimant pas être emprisonnée
dans une vis trop coincée
si tu veux partager
de l'amour, de la passion à volonté
tu n'en seras pas privé
amoureuse, passionnée
ambitieuse déjantée
je t'entrenerais dans mes quartiers...

Nymphomane tu vois
n'ai pas peur de moi
je te ferais découvrir pas à pas
mes envies, mes joies
la folie qui règne en moi
je t'initierai du bout des doigts
à l'amour avec un grand A
viens tout contre moi
nymphomane de toi...

Car je suis nymphomane de l'amour
à sa recherche chaque jour
je cris, je cours
quand j'aime je savoure
et depuis que tu es rentrée dans ma cour
c'est toi que je savoure
alors reste et pour toujours
car je t'aime sans détour
une nymphomane de ton amour...

 

N°10

                                                    ________________________________

ELSA… Un amour impossible…

Elsa et sa fille Lena, étaient assises sur le canapé, Lena venait d’avoir quinze ans, et venait de vivre ce qui pour elle, était le jour le plus triste de sa vie, puisqu’elle venait de se faire plaquer comme on dit par son petit ami qu’elle fréquentait depuis trois mois… Elle pleurait à chaudes larmes, maudissant les garçons, et trempant le pantalon de toile de sa mère, la tête sur ses genoux… Elsa caressa les cheveux de sa fille, et se dit qu’il était temps de lui raconter un peu de son adolescence, espérant ainsi que la petite relativiserait sur sa propre situation…

« Il faut que je te raconte quelque chose, j’avais seize ans, c’était un collègue de travail de ton grand-père, il s’appelait Fabien et avait trente deux ans, il était beau comme un dieu, je le voulais, et ce fut les huit mois les plus beaux de mon adolescence… », Elsa reprit sa respiration et continua, « il venait souvent à la maison, la semaine il était seul puisque pour des raisons professionnelles et financières, sa fiancée travaillait à plus de deux cent kilomètres de lui, et ne revenait que pour les week-end… La belle aubaine pour moi, tu t’en doutes…
J’étais tellement accroc à ce mec, qu’à chaque fois qu’il venait à la maison, discrètement, pour ne pas éveillé les soupçons de tes grands-parents, je trouvais toujours une excuse pour passer et repasser devant Fabien, en le frôlant évidement, qu’il en rougissait très souvent… ».
« Oh… maman… », S’exclama Lena.
« J’étais persuadée que je lui plaisais, et je lui plaisais »… « Bref, je me suis débrouillée pour qu’il me donne des cours d’anglais, il était doué en anglais et en espagnol, et mon niveau demandait des cours particuliers. Tes grands-parents n’ont rien vu venir, j’ai même réussi à leur faire croire que ce serait beaucoup plus pratique pour tout le monde que ce soit moi qui me rendent après les cours chez Fabien, son appartement étant pas très loin du lycée… », «Tu était maligne », dit Lena, « Tu ne crois pas si bien dire, deux heures de cours quotidien en anglais et espagnol, pour moi c’était deux heures en sa compagnie, et en deux heures on peut en faire des choses… Fabien est devenu très vite ma seule raison de vivre, j’avais même prévenu toutes mes copines que je me ferais ce mec », « Alors qu’est ce que tu as fait », demanda Léna…

« Oh, très simple », répondit Elsa, « j’ai mis tout en œuvre pour lui plaire, tee-shirt, mini jupe, lèvre brillante, je m’étais le paquet, bise sur les joues à chaque rencontres, en essayant de m’attarder sur ses pommettes, jusqu’à glisser sur sa bouche, je le troublais, je le savais, il était gêné mais à aucun moment il ne m’a repoussé », « Wah, t’étais drôlement dévergondée pour ton âge », constata Léna, « Un peu trop peut-être », affirma Elsa.
« Les cours d’anglais terminés, se transformaient souvent en bagarre de confiture où de nutella, quand on prenait un encas, des rires, mes mains frôlant les siennes, côte à côte, je pouvais sentir son odeur, son parfum, je brûlais de désirs. J’osais à chaque rencontre un peu plus, on écoutait de la musique, évidement anglaise pour ce donner bonne conscience, je l’obligeais à se lever et on dansait, je me lovais contre lui, ma petite poitrine à l’époque collée à son torse, je lui prenais les mains pour qu’il m’enlace, si bien qu’au bout d’un mois de drague assidue, il m’embrassa ». « Maman… tu n’as pas honte », Léna s’était redressée et regarda sa mère dans les yeux, « Non… non je n’avais aucune honte, il a été pour moi une très belle histoire, et sexuellement… », Elsa s’interrompit un moment, et puis continua.
« Son baiser à ce moment, fut le plus beau de toute ma vie, à la fois chaud et doux, enivrant et exaltant, ses mains sur mes hanches me brûlaient, mon corps se dérobait à chaque fois qu’il posait les mains sur moi. J’étais heureuse, et pour rien au monde, je n’aurai voulu que cela s’arrête…Mes copines enrageaient, il venait me chercher à la sortie des cours, et il m’emmenait faire des ballades, il prenait soin de prévenir mes parents, pour qu’ils ne s’inquiètent pas, en leurs disant qu’il me gardait à manger, mes parents avaient confiance en lui, c’était un fils de bonne famille, il était informaticien, et fiancée à une professeur de lettres, le mec irréprochable…

Je suis restée de plus en plus souvent à dîner avec lui, je ne pouvais plus me passer de ses mains sur moi, de ses baisers, de sa peau, il me répétait que c’était mal ce qu’on faisait, qu’il était trop vieux, et que cela finirait forcement très mal, mais il ne faisais rien de toute façon pour m’éloigner de lui, je crois qu’il m’aimait où tout du moins qu’il était très troublée par ma petite personne », « Alors que c’est-il passé ensuite », demanda Léna en replaçant sa tête sur les genoux de sa mère… « J’étais très provocatrice, et me collais à lui comme de la glu, il se passa une semaine seulement entre le premier bisous et notre première nuit d’amour… Un samedi soir, plus audacieuse que jamais, et ayant appris que sa fiancée ne viendrait pas pour des raisons professionnelles, je décidais d’aller le voir par surprise, prétextant à mes parents que je dormais chez ma copine Nathalie, tu sais, je t’en ai déjà parler, elle me couvrait sans cesse, enfin bref, il devait être dix neuf heures, quand je me suis présentée chez Fabien. Il était étonné de me voir, je me jetais dans ses bras pour l’embrasser, et je me reculais d’un coup, il faisait chaud et j’avais mis une robe pour l’occasion, que j’ai ôté tout naturellement devant lui, si bien que je me suis retrouvée en petite culotte, dans le hall d’entrée de son appartement, dont la porte n’étais pas encore refermée », « et bien ça alors, c’est chaud Maman, c’est gonflé », interrompit l’adolescente…
« Je ne savais pas du tout comment il allait réagir, mais pour mon plus grand bonheur, il referma la porte et me plaqua contre celle-ci et m’embrassa, il me dévora de baisers, il était comme fou, il posa sa bouche sur mes seins, mon ventre, glissant le long de mon corps, pour m’embrasser les cuisses, mon corps était transpercée d’envie, il me prit dans ses bras et me posa sur son lit… et puis on a fait l’amour à plusieurs reprises, je n’étais pourtant pas experte je n’avais eu que deux relations sexuelles avant Fabien, mais avec lui l’amour était facile, il avait de l’expérience, et toute la délicatesse d’un homme de son âge, il avait peut-être peur de me brisée, je n’étais épaisse à l’époque, mais moi j’étais folle, folle de lui, et finalement je n’avais pas peur du tout de me jeter sur lui, il me répétait qu’il m’aimait, mais qu’il était fou de faire cela, mais on ne s’est pas arrêté pour autant , et ce fut la nuit la plus belle de toute mon adolescence… c’était beau, magique, enivrant, nos corps se mouvant à n’en faire plus qu’un, dégoulinant de sueur, j’ai su tout de suite que je ne pourrais plus me passer de lui… »

« Si c’est ça l’amour, alors j’aimerai vraiment qu’il vienne frapper à ma porte dans pas longtemps », l’adolescente était rêveuse, « pas maintenant, s’il te plait Léna, tu as tout juste quinze ans, c’est encore un peu tôt », Léna répondit de suite, « Tu n’avais qu’un an de plus Maman », « C’est vrai, Léna, mais j’ai regrette d’être si jeune par la suite, à l’école, je ne faisais plus rien, je ne pensais qu’à Fabien, je n’attendais qu’une chose c’est la fin des cours pour le rejoindre où qu’il vienne me chercher, et sitôt qu’on était dans son appartement, je me jetais sur lui comme une bête, pour faire l’amour, et il s’exécutait avec une telle passion, une telle fougue, que c’était magique. J’ai délaissé mes amies, sauf Nathalie qui me chuchotais souvent que j’allais me brûler les doigts avec un homme beaucoup plus vieux que moi, mais je m’en fichais, les autres je les trouvais tellement peu intéressantes avec leurs petites amourettes stupides, et leurs petits copains boutonneux, moi j’étais avec un homme, et j’étais devenue presque moqueuse, fière de jouer dans la cour des grands. Tes grands-parents ne se sont doutés de rien jusqu’à la fin, pourtant Fabien n’allait plus beaucoup les voir. Fabien s’arrangeait même pour que sa fiancée ne descende pas souvent, il invoquait le fait qu’il était submergé de travail avec sa création d’entreprise, ce qui n’était pas totalement faux, puisqu’ avec un copain, ils voulaient monter une strar-up, La pauvre Laura, elle non plus n’a rien vu, le peu de week-end où il se sont vus, cela ne s’étaient pas très bien passé de plus, car c’est à ce moment là qu’il en profitait pour travailler sur son projet, puisque les autres week-end il était avec moi, Nathalie me servant de couverture à chaque fois, qu’il était libre. J’étais tellement amoureuse et lui aussi je crois, qu’on ne s’est plus caché. Il m’emmenait au restaurant comme on sort sa femme, il m’emmenait à des concerts, au musée, on faisait l’amour partout où on pouvait, on était comme fous, ascenseur, cage d’escalier, dans sa voiture, dans les bois quand on partait en ballade… »

« Et bien maman, tu étais une vrai coquine »… « Non Léna, je ne crois pas, j’étais juste folle de lui. Je ne voyais que lui, je n’écoutais que lui, sa peau, ses mains, son corps, son sexe, tout en lui me plaisais, je frémissais rien qu’à l’évocation de son nom, m’imaginant vivre tout le temps dans ses bras… Mais voilà, il y eu une fin… », « Et comment ça s’est terminé », demanda Léna. « Pas très bien, je dois dire Léna, pas très bien »…

« Au bout de huit mois d’une folle passion, tout s’arrêta… Laura ne descendait pas ce week-end là, Fabien avait reculé la date de leur mariage, lui expliquant que sa boîte demandait trop d’investissements et de temps, pour penser au mariage pour l’instant, elle n’était pas venue le voir depuis presque cinq mois. Fabien n’avait donc plus eu de relations sexuelles avec Laura, pratiquement dès le début de notre aventure, il ne savait pas comment lui avouer qu’il ne voulait plus d’elle, il faut dire que cela faisait six ans, qu’ils étaient ensemble, donc ce n’était pas simple… bref, on savais inconsciemment pourtant que notre relation si elle était dévoilée au grand jour, serait montrer du doigt, vingt ans d’écart, c’était beaucoup trop, ce n’était pas moral, mais on s’aimait c’est comme cela… »…
« En tout les cas, ce week-end là, Laura ne rentrait pas, donc j’avais accouru vite fait chez Fabien, nous étions installé sous les draps, nous venions de faire l’amour, et mon appétit à le dévorer, était tellement fort que nous étions prêts à recommencer. Fabien était allongé sur le dos, j’étais assise à califourchon sur son bas ventre, offrant ma poitrine à son regard, et ses baisers, mains dans les mains, je me penchais, on s’embrassait. Quand Laura rentra dans la chambre, nous ne l’avions pas entendu, elle était venue pour faire une surprise à Fabien, elle avait toujours pensé qu’elle pouvait sauvé son couple, je crois. Quand elle nous vit, elle resta un moment figé, qu’elle en lâcha son sac, sortit et se rua dans la cuisine. Fabien me souleva et me jeta sur le lit, enfila son caleçon avant de sortir lui aussi de la chambre pour rejoindre Laura, en hurlant, « attends, attends, Laura, je vais t’expliquer, je vais t’expliquer »…
« je ne sais pas ce qui s’est dit dans la cuisine, je ne voulais même pas le savoir, j’ai rattrapé mes affaires, je me suis rhabillée et je suis partie sans bruit », « Oh Maman, je suis désolée, tu as du souffrir », chuchota Léna, l’adolescente s’était de nouveau relevée, elles étaient assises, maintenant l’une à côté de l’autre, Elsa continua : « Il parait que la conversation n’a pas durer longtemps, Fabien a pris une méchante claque, et Laura est partie à son tour, pour ne plus jamais revenir d’ailleurs. Moi j’étais dehors, j’ai traîné dans les rues en pleurant, je crois que j’ai vidé toutes les larmes de mon corps. Je me suis endormie sur le matin, dans le parc où nous avions l’habitude d’aller. Fabien m’a retrouvé transi de froid sur le coup des neuf heures. Il m’a pris dans ses bras et me ramena chez lui. Il me prépara un chocolat chaud, et commença à m’expliquer, qu’il fallait qu’on arrête de se voir, que nous deux ça ne mènerai à rien, trop d’écart d’âges, que finalement il n’étais pas prêt à supporter les brimades des autres qui ne comprendront pas notre relation, et puis vivre cacher ce n’était pas son truc, et puis il y avait mes parents, jamais il n’aurait pu leur avouer qu’il était amoureux de leur fille, mon père a l’époque ayant que deux de plus que Fabien, je te laisse imaginer le tableau, leur fille de seize ans sortant un type qui pourrait être son père. Tout cela était trop pour lui. Moi je n’arrivais même pas à répondre, j’étais trop effondrée, je me suis jetée dans ses bras, et pour la première fois il m’a repoussé, j’ai eu très mal, ce fut affreux ».

Elsa se leva et commença à marcher de long en large dans le salon tout en parlant : « Tu vois Léna, il aura été ma plus belle histoire d’amour, et mon plus grand chagrin aussi, huit mois de passion balayé en une nuit, moi j’étais assez forte pour deux, j’étais prête à le dire à mes parents, et s’il fallait s’enfuir, je l’aurai fait, je l’aimais plus que tout, je me fichais des regards de mépris des autres, je me fichais des réflexions que l’on entendait quelquefois sur notre passage, il n’y avait que lui qui comptait, lui et son amour ». Elsa s’arrêta devant sa fille, « on se croit très forte à seize ans, tu vois, je me jetais à nouveau dans ses bras pour qu’il me dise qu’il m’aimait, pour qu’il m’enlace, m’embrasse, mais au lieu de cela, il recula, prit ma tête dans ses mains, et m’embrassa sur le front, en disant, « non », tout simplement « non »… De colère, il reprit une claque, pour la deuxième fois en quelques heures, ma main s’en souvient encore, je lui hurlais dessus, qu’il n’était qu’un lâche et que je le détesterai autant que je l’ai aimé, et je suis partie en claquant la porte… C’est seulement à ce moment là que mes parents s’aperçurent qu’il s’était passé quelque chose dans ma vie, je ne voulais plus mangé, je ne sortais plus, au collège, c’était une horreur, je te raconte même pas les moqueries des autres filles, trop contentes de venir me narguer, en m’envoyant des, « on te l’avait dit », où « pas pauvre fille normal, tu étais qu’un bébé, dans ses bras », et toutes les autres choses pires dont je te passerais les détails, parce qu’à seize, on se fit pas de cadeaux, dans les mois qui ont suivi ce fut une descente aux enfers pour moi… »…

« Est-ce que tu as revu Fabien », demanda l’adolescente à sa mère. « Non, jamais, il est parti deux mois après, à l’autre bout de la France, même pas pour rejoindre Laura, il a monté sa star-up, aux dernières nouvelles, quand à moi, quand mes parents ont fini par apprendre notre relation, je peux te dire qu’heureusement que Fabien, était déjà parti, parce que mon père lui aurait décrocher une droite qu’il s’en rappellerait encore, ils étaient fous de colères, ils ne comprenaient pas comment j’avais pu me faire embobiner par Fabien, et coucher avec lui… J’avais beau leur dire que c’est moi qui avait tout fait pour me retrouver dans ses draps, ils se refusaient à cette explication, et de toute façon ne comprenaient pas pourquoi à ce moment là Fabien m’accueillit dans ses bras, dans son lit, dans sa vie… Ce n’est pas facile de jouer les grandes, je suis redescendue de mon échelle très vite, j’ai été triste presque une année, et je crois que j’éprouve encore un petit pincement au cœur rien que te parlant de cette histoire. »

Léna avait arrêté de pleurer, finalement depuis un moment, sur son propre sort, et demanda une dernière chose avant de grimper dans sa chambre, « Et pour Papa, est-ce que tu as éprouvé quelque chose d’aussi fort ».
Elsa n’hésita pas une seconde, elle regarda droit dans les yeux de sa fille et lui fit un énorme sourire, « ce fut différent mais tout aussi fort mais le plus merveilleux, c’est que c’est toujours aussi fort, et cela fait bientôt dix huit ans que cela dure, tu vois… »
Léna satisfaite disparu en embrassant sa mère au passage, laissant Elsa dans le salon, une petite larme de souvenir au coin de l’œil, mais un très joli sourire qui en disait long, Léna venant de lui parler du seul homme de sa vie maintenant : son mari…

 

N°11

                                                  ___________________________________

INCESTE…

Des mots qui n’arrivent pas à condamner
Parce qu’un père a brisé une enfance
Il savait contrôler
Les cris de son enfant, et s’est dans l’indifférence
Qu’une petite fille est restée…
Une mère trop souvent absente
Un père chômeur, avachit à longueur de journée, sur le canapé,
Restant dans l’attente
Que sa petite fille, après l’école, vienne le cajoler.
Il savait l’obliger
A venir tout près de lui
Son haleine puante, buvant toute la journée,
Il venait la visiter chaque nuit.
Et c’est dans le silence, en attente
Que chaque nuit, une petite fille terrorisée
Prie que la mort aimante
Vienne, la sauver, l’emporter…

Et les années passent
La petite fille contrôle ses pleures
Le rituel en place
Sans jamais être dénoncé, dans la terreur
La soumission est sa vie.
La petite fille a mal au cœur
Chaque fois qu’il rentre dans son lit
Une main plaquée sur sa bouche, dégoulinant de sueur
La petite fille ferme les yeux, étouffant ses cris,
Quand papa a décidé de la violer…
Mais un jour se sera fini
Elle l’a promit à ses poupées
Il ne l’a touchera plus
La petite fille l’a décidé…

Son innocence perdu
Elle s’est jetée
Du pont, parce qu’elle ne pouvait plus
Supporter son père, cette monstruosité…
Emportant avec elle
Ses secrets, mais le cœur léger
Elle était pourtant belle
Cette petite fille trop longtemps abusée…
Ce matin , une mère pleure
Son enfant, que l’inceste a condamné
Au silence, par peur
D’être juger…
Une maman qui toute sa vie
Pleurera sa douleur
De ne pas avoir vu que son mari
Etait un violeur, un menteur
Qui aurai du mourir
A la place de ce petit cœur
A qui il a ôté les sourires,
La vie, une petite fille si jolie…

 

N°12

                                          _________________________________________

Il vomit sur la vie
en étalant ses débris
ses mensonges, ses oublis...
Comme anéanti, il détruit...
Son coeur est tari,
il ne connait pas l\'ennuie.
Comme un serpent tapi,
il attend que sa proie lui sourit.
Alors de son venin, il t\'assoupit
pour mieux te prendre ta vie...

Sans morales, sans pitié aussi,
comme un ange il te séduit,
mais c\'est comme un démon qu\'il te salit
quand il a assouvit ses envies,
d\'une violence inouie, il ta démoli
et c\'est parce qu\'il est pourri,
qu\'il reste comme envahi
à regarder ce lit, où tu gis,
et puis lasser, il s\'enfuit...

Car il est bestiale et n\'a aucune morale
il est brutale et lamentable.
Il étale ses rafales
ses râles, et ronger par le mal
comme un animal, il détale.
Il n\'est pas normal,son âme est sale
il est capable de tant de choses minables,
que tu en deviens son régal...

Il a le visage idéal
d\'un homme que la fringale
change instantanément en vandale
et quand il se met à table
tu n\'es pour lui qu\'un produit consommable,
que sauvagement, il avale.
C\'est machinal, son machiavélisme en fait un diable,
un homme redoutable, un monstre épouventable, une erreur monumentale.

Oui, il est erreur,
il ne connait pas la peur
et pour mon plus grand malheur,
il a croisé mon chemin, il y a quelques heures...
Et devant l\'horreur de ses actes qui ont détruit mon coeur,
meurtrie, à jamais par sa sueur,
je n\'ai pu me résoudre, et c\'est sans rancoeur,
que je lui ai fait payer ses ardeurs.
Alors, il a regardé avec stupeur,
celle qui malgré la douleur,
à neutraliser ce menteur,
ce violeur, d\'un coup de couteau dans le coeur...

Mais aucun médecin, aucune thérapie,
ne me feront oublier ce jour maudit.
Car ce monstre a détruit une partie de ma vie...
Et même puni, car pour lui c\'est fini,
je suis et resterai, c\'est ainsi,
une victime imcomprise,
qui tairas ses cauchemares et ses cris.
Une victime d\'un monstre, d\'un violeur qui,
n\'aurai jamais du naître ici,
d\'un homme, une erreur de la vie...

 

N°13

                                          _______________________________________

RESUME DE MA VIE

si j'étais le masculin
j'apprendrais à conjuguer le verbe "aimer"
au passé, au présent, au futur...
du bout des doigts je saurai
l'orthographe de ton corps
la grammaire de tes chimères
le vocabulaire de tes passions...

mais je ne suis que le féminin
d'un couple à la conjugaison difficile
l'anagramme du mot "aimer"
"marié", une paranthèse de ta vie
l'imparfait de tes pensées...
suis-je le point d'intérrogation de ton futur?
où le point de suspension de ton présent...
moi qui était le point d'exclamation de ton passé!

accorde-moi maintenant au verbe "aimer"
mettons les points sur les "i" dans notre vie
laisses-moi revenir au temps présent
redevenir l'attribut de ton nom
l'adjectif qualificatif de ton être...

ouvres les paranthèses
oublies le conditionnel
le futur est là
qui n'attends que toi...

redeviens le synonyme de mon âme
oublions les fautes d'orthographes
de notre liaison à l'imparfait
pour recomposer une dissertation
dont on taira la conclusion
point de suspension...

faire à l'impératif
une conjonction de coordination dans nos discours
s'accorder en genre et en nombre chaque jour
une conjugaison de notre amour
au temps qui dure toujours...

 

N°14

                                            ____________________________________

MA VIE DE TETRAPLEGIQUE…

J’imagine une prairie
Le soleil, une petite brise, c’est le printemps,
Le vent caresse mon visage, je souris,
Des enfants jouent au ballon, simplement,
Les fleurs en boutons dégagent des odeurs de passions,
Des rires qui s’envolent, je sens,
La fraîcheur envahir mon corps, et c’est bon…
J’imagine ensuite la mer,
Ma peau doucement bruni, sous un soleil d’été,
L’océan me dévoile ses mystères,
M’offrant ses odeurs de sel, de sable doré,
Je me promène pendant des heures,
Les vaguent se meurent à mes pieds,
Je sens la chaleur envahir mon corps, c’est le bonheur…
J’imagine aussi la forêt, c’est l’automne,
Une brise légère s’engouffre dans mes cheveux,
Les arbres ont revêtus leurs couleurs chatoyantes qui étonnent,
Offrant du rêve plein les yeux,
Des randonneurs, du dimanche, me saluent,
La cueillette aux champignons, a fait déserter les salons,
Je sens une petite pluie, quoi de plus,
J’aime la douceur de cette saison, c’est tellement bon…
Et puis j’imagine aussi, l’hiver et son manteau blanc,
Les flocons tombent sur ma tête,
Villes et villages comme par enchantement,
Se sont habillés de fêtes,
Les rues brillent de milles lumières,
Les vitrines sont dévorées par des yeux qui ne font qu’espérer,
Retrouver au pied du sapin, ce jouet tant rêver… je me perd,
Au milieu de cette foule agitée,
J’arrive à ressentir la froideur de l’hiver, mais c’est simplement mon corps, je me suis réveillé…

Je me découvre encore ce matin,
Sur ce lit blanc condamné,
Les yeux remplis de chagrin,
Si je pouvais arrêter de rêver…
Je ne sais plus, ça fait si longtemps,
Les odeurs du printemps, le sable, le sel, et l’été,
Je ne sais plus, ça fait si longtemps,
Les longues promenades hivernales, qui vous gèlent les pieds,
Je ne sais plus, ça fait si longtemps,
Les ballades romantiques en automne, qui se finissent au coin du feu,
Je ne sais plus, ça fait si longtemps,
Les caresses, les baisers, l’amour qui vous rend heureux,
Je ne peux plus, car ma vie se résume depuis trop longtemps,
Aux battements d’une machine, l’odeur de l’éther comme seule compagnie,
Tétraplégique, ne dure pas qu’un moment,
C’est pour la vie…

Il n’y a aucun espoir,
Et tu perds la raison,
La réalité cruelle te dévoile le noir,
La couleur préféré d’un handicapé, aliéné par l’obsession,
Qui imagine encore la douceur d’un corps,
Une poitrine chaleureuse qui s’offre à ses baisers,
Une bouche qui le dévore,
Et des caresses engagées, dans la cuisine où la salle à manger,
J’imagine encore, la chaleur d’un corps,
Celui d’une jolie fille qui s’offre à mes baisers,
Des nuits de folies qui dévorent,
Des rires, une histoire d’amour passionnée…
Mais je n’ai plus rien à offrir,
Plus rien à partager…
Plus que la maladie, ce sont les souvenirs qui me font souffrir,
Tétraplégie, mon cerveau fonctionne et ne fait que penser…
Pourtant… si seulement je pouvais m’endormir, et mourir,
Pour ne plus jamais songer…
Car je crois que mourir ne peut pas être pire,
Que d’être condamné seulement à rêver…

 

N°15

                                                   ______________________________

PASSION D’ADOLESCENT…

Comme souvent après les cours, je l’écoute me raconter son enfance, son mariage, son divorce terminer…
Sa voix est douce et enivrante, mes oreilles s’enchantent…
Assise en face de moi dans ses yeux bleus je me noies…
Comment pourrais-je lui avouer, que je suis charmé…

Moi adolescent timide et introverti, elle, la mère de mon meilleur ami, je suis ébloui…
Sa cascade ondulante de cheveux roux, me rend fou…
Avec ses petites tâches de rousseur, son visage rieur…
Comment pourrais-je lui avouer, qu’elle m’a envoûté…

Ses mains à peine effleurées, sont d’une douceur, elle embaume mon cœur…
Avec volupté elle croise ses jambes bronzées, me laissant envisagé,
A quel point je voudrais être capturé, contre ses hanches je me laisserai emprisonner…
Comment pourrais-je lui avouer, mes rêves les plus osés…

Je reste muet, elle me regarde amuser, j’en tremble, idiot que je fais,
Son corsage légèrement entrouvert, dévoilant un peu de ses seins que je devine charmants,
J’ai envi d’y goûter comme on a envi d’une sucrerie onctueuse, je suis hypnotisé…
Comment pourrais-je lui avouer, que j’ai envi de la dévorer…

C’est insupportable, je l’écoute, je bois ses paroles, et je suis incapable,
De bouger, d’ouvrir même la bouche, ma sueur coule le long de mes tempes, elle va trouver sa louche…
De jolies rondeurs qui vous laisse rêveur, je n’en peu plus, est-ce moi où la chaleur…
Comment pourrais-je lui avouer, que j’aimerai l’embrasser…

J’aimerai la couvrir de baisers enflammés, la caresser, l’enlacer,
Lui dire des mots doux, que l’on chuchote dans le cou,
Découvrir son corps, et brûlant de désirs, faire l’amour, et se laisser envahir par les plaisirs…
Comment lui avouer mon amour immense, comment briser le silence…

Je ne sais pas m’exprimer, je ne sais pas comment charmer,
Timide et discret, mes dix sept ans, font que je me tais,
Souvent devant la gente féminine, si divine…
Comment pourrais-je lui avouer, que devant elle, je suis désarmé…

Si seulement elle pouvait lire en moi, les désirs qui se cachent et qui me brûlent jusqu’au bout des doigts…
Si seulement elle savait que simplement elle me plait, que c’est avec elle que je voudrais vivre mes premiers émois amoureux, avec elle, la mère de mon meilleur ami à qui je cache mes envies…
Si seulement j’osais, là maintenant, je l’embrasserai…

Mais comment peut-on avouer des sentiments fous et passionnés, des désirs de faire l’amour, sans paraître pervers, et maladroit, quand on a seulement dix sept ans, a une jeune femme qui malheureusement pourrait être aussi votre mère…

 

N°16

                                               _____________________________________

QUE NOUS EST-IL ARRIVE…

L’euphorie des premiers temps, c’est envoler avec le printemps,
Notre mariage sans en avoir l’air, a pris ses quartiers d’hivers,
Et malgré le soleil d’un nouvel été, ton cœur reste gelé…
Que nous est-il arrivé, on n’arrive même plus à se parler…

La chaleur et le ciel bleu étaient autrefois témoins de nos jeux,
Des baisers, des caresses, la mer pour rafraîchir nos sueurs d’ivresses,
On goûtait tous les jours, aux joies de l’amour,
Nos corps brûlaient de désirs, mais les années passent, la passion se retire…

Les arbres perdent leur feuille, notre amour est en deuil,
Tes bras comme de la soie me servaient de draps,
Enveloppée de douceur, aujourd’hui je n’arrive plus à sentir ton cœur,
Les automnes ont perdu leurs saveurs, tu n’es plus d’humeur…

Nos discussions au coin du feu, nos rires heureux, se sont effacées peu à peu,
Passés les hivers romantiques, sur de douce musiques,
Le froid a eu raison de ton amour, et a glacé notre maison sans détour,
Quand vont refleurir tes élans du désir…

Dix ans d’une belle histoire qui depuis quelques temps, se terni chaque soir,
Le canapé est déserté et essaie de se consoler avec le bruit de la télé,
Les sièges des voitures ne comptent plus que l’usure des kilomètres qui ont défilé à toute allure…
La salle de bain ne connaît plus nos matins câlins,
La maison n’entend plus nos discours, nos joies, on passe dans chaque pièce chacun son tour…

Comme une brise d’automne, mon cœur frissonne,
Je ne sais plus le goût de tes baisers, même la chaleur de l’été,
Ne t’as pas réchauffé, tes mains ne viennent plus me caresser,
Je t’ai perdu au fil du temps, pris dans un engrenage lassant…

J’attends tristement que l’hiver passe, et qu’instantanément,
Je reprenne ma place, que le froid qui te glace,
Disparaisse simplement, regardes-moi juste un moment,
Dis-moi franchement si les saisons ont vieillis tes sentiments…

Ne me laisse pas dans ce froid immense, à la limite je souffrirais moins de ton absence,
Tu ne me regardes plus, tu ne me parles plus, tu ne m’aimes plus… et je n’espère plus…
Les saisons ont eu raison de notre passion,
Le silence a pris sa place, tenace, dans notre espace…

Mais je ne le supporte plus… ce silence… qui… une fois de plus,
Remplira cette soirée, dévoilant son insupportable vérité,
L’amour s’en est allé, alors pourquoi continuer…
Que nous est-il arrivé, on n’arrive même plus à se parler…

 

N°17

                                            _________________________________

PROSTITUEE…

Fraîchement débarquée de sa Bulgarie natale, à l’aube de ses seize ans, et un corps qui en dit long, elle n’a pas compris tout de suite, que le beau gosse de la gare, au bagout féroce, finalement ne vaut pas mieux que ces types pour qui elle bosse maintenant…

Aujourd’hui encore, elle se racontera sa descente aux enfers, dans une France salutaire, mais pas pour les jolies jeunes filles de l’Est naïves, cherchant à se faire une carrière dans le mannequinât, qui finissent jeter dans la rue, presque nue, comme elle, pour se prostituer, afin de rembourser des photos, un book comme on dit dans le métier, un book qui ne sert jamais…

Elle se souvient les premiers mots qu’elle a entendu, par le beau gosse de la gare qui l’a accosté, « tu es belle, je peux faire de toi une star dans le monde de la mode », mais aux lieux de cela, elle a fini à moitié nue, dans un taudis devant un photographe obèse et dégoulinant de sueur, qui lui vola ses papiers, lui promettant de lui les rendre que si elle est bien sage… Le beau gosse de la gare la laissa là, parmi quelques hommes qui bavaient déjà devant son corps d’adolescente. Ses pleures n’ont pas couvert les cris du photographe, et les gifles ont commencé à pleuvoir, alors elle s’est calmée et pour l’aider un peu comme ils ont dit, ils lui ont enfoncé une aiguille dans le bras, avec un « tu verras, ça te détendras, et tout iras bien ». Et puis la drogue faisant effet, ils n’ont pas perdu de temps pour la violer et la filmer, elle a étouffé ses cris, et sa douleur, ils ont meurtri son âme et son corps ce jour là, à tout jamais…

Aujourd’hui encore elle se souvient, elle peut encore sentir leurs mains, piétiner sans fin, ses seins, ses fesses, ses jambes, son ventre, en malaxant, en tripotant inlassablement son corps d’enfant, leurs grosses mains qui avaient faim, et qui n’ont épargné aucun recoin de son intimité, de son être…
Elle sent encore dans sa bouche, leurs gros sexes sales et gluants, qui enfoncés dans sa gorge, lui donnaient envi de vomir…
Elle sent encore leurs gros sexes dégoûtants, la pénétrer sans cesse durant des heures, la déchirant, la baisant, comme baise les bêtes…
Et elle entend encore leurs voix l’humiliant, lui murmurant des obscénités, à vous crever le cœur, et leurs rires odieux de mal puissant, perçant le silence de la nuit…
Ses larmes n’en finissaient pas de couler, elle se souvient encore, d’avoir fermer les yeux, pour ne pas voir les rictus déformés les visages de ses violeurs, quand ils ont déversé leurs spermes sur son corps souillé…
Et puis elle entend encore, le gros photographe, hurlé, « c’est bon les mecs, c’est dans le boîte et ça vaut de l’or », et s’adressant au beau gosse de la gare « remets la en état, on aura besoin de son jolie petit minois et de son cul pour se faire du fric »…

Pendant les années qui ont suivi, ils ont anéanti sa vie… Violée, droguée, photographiée, filmée, pour la bonne société qui pendant des soirées organisées se délecteront par le seul plaisir de la voir se faire sodomiser où pénétrer, qui saliveront au point d’éjaculer en s’imaginant ce qu’ils auraient pu faire eux aussi avec sa belle paire de fesse, où qui baveront de sueur, une main sur la queue et les yeux rivés devant l’écran… pendant des années, elle se droguera pour supporter tout ça…

Et aujourd’hui, maigre et affaiblie, elle n’est plus aussi photogénique, la drogue ayant bousillé son corps, le sexe ayant saccagé définitivement son âme… Ils ont balayé ses rêves d’adolescente qui voulait devenir star, balayé ses rêves de retour au pays, balayé ses rêves de vouloir vivre un vrai compte de fée avec un beau prince charmant… Le prince charmant n’existe pas, le sien est un rabatteur, un beau gosse doué pour la parole qui lui a fait miroiter une vie de rêve avec strass et paillettes, mais qui au bout de quatre années, la jeté sur le trottoir, parce qu’elle a perdu sa fraîcheur et sa beauté…

Aujourd’hui, elle tapine pour se payer sa drogue, qui est devenue sa seule amie pendant ses années de pornographies, la drogue sa seule amie dans ce monde maudit, où les petites filles n’ont pas le temps de fleurir, à seulement vingt ans elle pleure, car aujourd’hui encore, fatiguée, usée, fanée, elle ne peut que regretter qu à cause de sa naïveté elle s’est laissée posséder, sans pouvoir s’échapper, elle a offert sans le vouloir, le seul joyau sacré qu’elle possédait, son sexe…

 

N°18

                                              ________________________________________

MAMAN, ALCOOLIQUE…

C’est l’horreur dans notre maison
Les bouteilles vides dans le salon
Cela fait longtemps que personne n’est rentré
Dans ma vie, à cause de ton comportement d’assoiffée,
Tes rires décalés, tes soupirs et les larmes inappropriées…
Regardes-toi, tu n’es plus que l’ombre de toi-même
Une loque qui se traîne,
Du salon à la cuisine, tu bois plus que de raison
En oubliant même ton nom…

Mais qu’est-ce qui t’arrives
Pourquoi cette envie de boire acharnée
Tu ne ressembles plus à rien
Et je n’y peux plus rien…
Tu t’es saoulée à en perdre ton identité
Et depuis des années,
Je te laisse broyer du noir
Noyer ton désespoir
Parce qu’à seulement quinze ans
Je suis fatiguée, simplement
De toujours, faire le nécessaire
Pour essayer de te plaire…

Mais c’est tu seulement ce qui te plais
Moi qui ne sais même pas ce que je fais
Pour mériter une telle vie
Des bouteilles jusque dans ton lit…
Tu ne me vois plus
Pour toi je n’existe plus
Il n’y a que ta bouteille qui compte
Et j’ai vraiment trop honte…

Et voilà, tu as gagnée, ça va faire deux jours
Qu’avec papa, tour à tour
On vient te parler
Dans cette hôpital, où tu es branchée…
Parce qu’il y a quelques jours
Après les cours,
Je t’ai encore retrouvé par terre
Entourée de tes verres…
Mais cette fois-ci ton coma éthylique
Est vraiment trop critique
Alors tu vois
C’est affreux, ce que je vais te dire là,
Mais tu peux en crever
Car pour dire la vérité…

Je suis complètement désarmée
Devant ton âme torturée
Je n’ai plus envi de revivre le même cauchemar
Et j’arrive à croire,
Que ce serait bien si tu pars…
Emmènes avec toi tes bouteilles, tes verres, ta boisson,
Ce poison doit sortir de notre maison…
C’est fou, Maman, je ne pleure
Pas parce que ton cœur se meurt,
Je pleure simplement parce que si tu meurs
Peut-être que je retrouverais le bonheur…
Cette pensée m’obsède
Mais voilà malgré toute mon aide et ma peine
Tu es clouée sur ce lit
Peut-être pour la vie…
A attendre que la mort,
Nous délivre tous de ce mauvais sort…

Alors excuses-moi Maman
Je t’aime tellement pourtant
Mais je veux vivre enfin, maintenant,
Je ne reviendrais plus te voir
Car je veux simplement croire de nouveau à l’espoir…
Maman… au revoir…

 

N°19

                                  ________________________________________

DOULEUR…



Ce matin encore, il s’est réveillé le premier, il jette un œil sur le réveil, il est six heures, il est temps de se lever. Après une nuit agitée, comme souvent depuis deux ans, il s’assoit sur le lit, doucement, l’esprit embrumé de cauchemars, puis il laisse venir la réalité, elle prend place dans la pénombre de la chambre, quand, il pose les yeux sur elle, qui dort encore, il ne l’aime plus…

Ce matin encore, il la regarde dormir, elle n’a pas changé, elle est aussi belle, qu’au premier jour, et pourtant, c’est amèrement que la douleur accélère les battements de son cœur, il ne l’aime plus. Mais lâchement depuis deux ans, il vit à ses côtés, sans lui faire remarquer, qu’il ne veut plus d’elle, qu’il veut la quitter…

Ce matin encore, d’un long soupir il s’est levé, regrettant de ne pouvoir lui parler, il s’habille sans faire de bruit, pestant intérieurement, de ne pas vouloir encore essayer. C’est plus fort que lui, il se dit qu’il a déjà tout fait, mais son mal est trop fort, et il ne peut lutter. Il ne l’aime plus. Il quitte la chambre qu’il n’a toujours pas éclairé, pour ne pas qu’elle voit ses larmes coulées. Il s’en veut, il souffre, un dernier regard sur le lit, et il referme la porte en soupirant encore…

Ce matin encore, il fait les mêmes pas lents, discret, pour se rendre à la cuisine, en passant devant la chambre des enfants. Et cette à chaque fois qu’il passe devant cette chambre vide, que la douleur épouvantable qui pèse sur lui, lui remonte dans tout le corps, et le réveille brutalement. Il ouvre la fenêtre de la cuisine, pour respirer une bouffée d’aire pure, mais rien à faire cette lourdeur ne le quittera pas de la journée. Il le sait, il vit avec, c’est comme ça depuis deux ans. Une cigarette, au lieu d’un café, les yeux sans vies, il quitte l’appartement décidément trop grand sans enfant…

Ce matin encore, il prend sa voiture pour se rendre aux bureaux, et les mêmes pensées le hantent. Il la revoit enceinte et radieuse, elle portait son enfant, un fils qu’ils ne cajoleront jamais, qui ne grandira jamais. Mort-né, c’est ce que les médecins leur ont annoncé… Alors instantanément, il s’est mis à maudire l’amour, elle, la vie… Elle mettra des mois à s’en remettre, si toute fois elle s’en est remise, il ne lui a jamais posé la question, parce que lui, il ne s’en remettra pas. Il ne l’aime plus depuis, c’est tout…
Depuis deux ans, il essaie de vivre et de faire croire que tout va, mais rien à faire, il lui en veut d’avoir perdu ce fils, cet enfant tant espéré… Il se sent odieux de croire qu’elle y est pour quelque chose, et pourtant il n’arrive pas à chasser de sa tête cette abominable pensée, qui le rend fou, voilà pourquoi, il ne l’aime plus.

Ce matin encore, il prend un café dans le petit bar à côté des bureaux, il lit le journal, seul, sans un mot à quiconque. Puis il se rend au boulot, où la journée se passera comme d’habitude, les études de marchés, permettent de travailler seul et au calme, tout ce qu’il veut depuis deux ans, le calme, et même disparaître lui serait égal, car rien ni personne ne motive sa vie…

Ce soir encore, il rentre tard, pour éviter son regard, il s’excuse quand même, prétextant un trop plein de travail, les affaires, elle comprend, elle comprend tout le temps, elle s’imagine que le travail lui permet d’oublier, elle l’aime et est loin de penser que lui, il ne l’aime plus. Elle s’approche de lui, pour lui donner un baiser, qu’il ne refuse pas, elle a déjà dîner et va se coucher. Il ne la suit pas, pas encore. Il reste muet, comme toujours, il ne saurait d’ailleurs même pas comment lui parler. Il soupire une fois de plus en s’approchant de la fenêtre de la cuisine, la lourdeur qui l’habite, est encore plus forte dans l’appartement, il ouvre la fenêtre pour respirer une bouffée d’aire pure, afin de le ramener à la raison, mais rien à faire. Il allume une cigarette, se sert un Whisky.

Ce soir encore, il ira se coucher auprès de celle qui ne hait pas, car même cela il en est incapable. Il prendra une longue douche chaude, et l’esprit embrumé, par l’alcool ingurgité, il se déshabillera dans le noir, pour ne pas qu’elle voit ses larmes coulées. Il restera un moment assis sur le lit, pestant intérieurement de ne pouvoir s’endormir. Il sait que sa nuit sera agitée comme toujours, encore un long soupir avant de dormir, il ne l’aime plus, c’est tout…

Demain matin encore, il se réveillera le premier, à six heures, l’esprit embrumé par ses cauchemars, dont il n’arrive pas à se débarrasser. La nuit ne lui ôtera pas la vie, pas encore ça il la comprit, pour lui se serait plus simple pourtant, il n’aurait plus à ruminer toute la journée, de ne pouvoir dire à celle qu’il a tant aimé, le mal qui le ronge. Il se sent lâche, il l’est peut-être, et alors. Cela fait deux ans, qu’il attend, il ne sait pas pourquoi, il ne sait pas comment, il ne trouves pas les mots, il ne peut rien expliquer, il essai simplement de vivre, finalement à ses côtés…

Ce matin encore, il la regardera dormir, regrettant encore et pour un bon moment de ne pas pouvoir lui parler… Combien de temps lui faudra t-il encore… puisqu’il ne l’aime plus…

 

N°20

                                             _____________________________________

ESCAPADE AMOUREUSE…

Ils avaient partagé un bon repas, dans un petit resto Italien sur les bords de la scène, et après un deuxième cappuccino, ils sortirent, pour marcher un peu. Valérie était rayonnante, elle avait pris soin de rafraîchir sa couleur de cheveux en y ajoutant quelques mèches par ci par là, puis elle les avait relevé un peu, laissant quelques boucles blondes sur les tempes. Elle avait choisi une robe simple noire à fines bretelles et près du corps, soulignant ainsi sa silhouette à la perfection, et offrir un joli décolleté à regarder.
Marc, avait lui aussi pris soin de son allure, et s’était vêtu, d’un pantalon à pinces noir, et la veste assorti, sur une chemise violine d’aspect froissé légèrement cintré, ses cheveux coupés courts, d’un beau brun, il sentait bon le parfum, acheté le matin même, car il n’avait jamais fait attention, à la capacité de séduction que peut avoir un homme parfumé, mais pour ce soir, il voulait être parfait…

Ils se promenèrent donc, bavardèrent, regardèrent les étoiles, Paris étant magnifique la nuit. Ne voulant pas se quitter comme cela, Valérie demanda à Marc, de l’attendre un moment, sans poser de question, ce qu’il fit, il s’appuya contre un arbre, le long de la Seine dans un quartier de la ville plutôt calme. Valérie lui avait simplement dit qu’ils sortaient ce soir, c’était tout, il ne savait pas ce qu’ils feraient, ni où.
Quand Valérie revint, elle le prit par la main, et de l’autre posa son index sur la bouche de Marc, « ne dis rien et suis moi, c’est tout ce que je te demandes ». Ils gravirent les marches qui les éloignaient de la rue principale, et sans mot dire, Marc se laissa conduire par sa belle. Ils arrivèrent devant un petit hôtel. Marc regarda Valérie surpris, mais continua son avancée. La porte s’ouvrit sur une fontaine éclairée, au milieu d’un patio, des fleurs garnissaient les balcons, de chaque côté de la cour. Un petit escalier sur la droite permettait d’accéder aux chambres. Ils avaient l’impression d’être à Venise, vue l’architecture des lieux. Marc souriait à Valérie, elle le tenait toujours par la main et l’invita à la suivre. « C’est la haut, la chambre numéro 12 »…

Ils gravirent les marches quatre à quatre, pressés de découvrir leur nid d’amour, car il était bien question, de nuit d’amour, Valérie avait tout orchestré, elle voulait que se soit beau et romantique, inoubliable. Ils découvrirent la chambre émerveillés, elle était éclairée par des bougies roses et rouges, disposés sur une petite table près de la cheminée, elle aussi garnie de bougies. Le lit à baldaquins était couvert de pétales de roses, les montants du lit étaient soulignés de tulles rouges. « Assieds-toi, et sert nous du champagne, je reviens », avait-elle dit d’une voix douce, les yeux pleins d’envies… Il lui fallut quelques minutes qui parurent interminable pour Marc, avant de réapparaître. Elle avait dénoué ses cheveux, ses boucles blondes brillaient sous les lueurs des bougies. Elle portait un déshabillé en soie rouge. Marc faillit en tomber à la renverse, tellement il l’a trouva belle. Il se leva, s’approcha d’elle, et lui effleura les épaules, l’embrassa sur les joues, dans le cou, il mit ses mains sous le déshabillé sur le haut de sa poitrine, remonta doucement sur les épaules, et fit tomber la soie qui couvrait Valérie. Elle se retrouva en sous-vêtement, presque gênée et rougissante. Elle avait choisi de la dentelle blanche, des bas et des porte-jarretelles, son soutien gorge offrait une belle poitrine, et Marc n’hésita pas une seconde pour y poser ses mains. Il se baissa doucement, et fit glisser ses mains dans le même temps, sur le corps de Valérie. Elle renversa sa tête en arrière quand il remonta ses mains, qu’il fit courir sur sa poitrine, son cou, puis elle le regarda, le souffle presque coupé, et ils s’embrassèrent fougueusement. Marc s’appliqua à détacher la dentelle de Valérie, et lui prit à pleine main sa poitrine, se pencha pour l’embrasser. Valérie recula, et s’appuya sur un mur de la chambre afin d’offrir son corps aux baisers torrides de Marc. Celui-ci parcourait son corps de ses mains, de sa langue, s’attardant sur les rondeurs affriolantes de Valérie, et l’Eden entre ses cuisses brûlant de désirs…

Marc l’embrassa longuement, et commença à se dévêtir, la veste, puis la chemise, dévoilant un torse que Valérie s’empressa d’embrasser et de caresser. Puis elle s’agrippa à son pantalon, et le fit descendre après avoir ôté la ceinture de Marc, d’un geste, ils se retournèrent, Valérie plaqua ses mains sur les fesses de son homme, le poussa contre le mur, elle fit glisser le boxer de celui-ci et remonta ses mains sur ses fesses, elle s’agenouilla, et prit à pleine bouche l’offrande de son amant, elle levait les yeux de temps à autre, pour s’assurer du plaisir de Marc tout en le savourant de sa langue experte,il en était ravi, tant d’empressement, il exultait, Valérie se releva après quelques minutes, pour l’embrasser, leurs langues s’entremêlèrent, et ni tenant plus l’un et l’autre, Marc souleva Valérie, elle entoura ses bras autour de son cou, ses jambes autour de ses hanches et ils se retournèrent de nouveau, il la souleva un plus pour entrer en elle, les saccades commencèrent tranquillement, pour devenir plus profondes à chaque mouvement de bassin de Marc. Ils s’embrassaient, c’était bon, c’était chaud, c’était fou. Marc s’arrêta, fit descendre Valérie, délicatement la prit par le bassin pour qu’elle se place face au mur, et il entra à nouveau en elle. Valérie renversa sa tête contre le torse de Marc, ainsi celui-ci pu lui caresser la poitrine, et lui titiller les seins du bout des doigts. Leurs souffles étaient chauds, leurs sueurs se mélangeaient, chacun se donnant à l’autre avec beaucoup de plaisirs. Marc décida pour une dernière étreinte de changer de position, il s’arrêta, et prit Valérie dans ses bras, il la conduisit jusqu’au lit recouvert de pétales de rose, et l’allongea, il la regarda un moment, et se plaça à côté d’elle face à face, pour que ses mains continuent de la caresser. Il effleura doucement de sa langue le bout de ses seins, descendant jusqu’à son bas ventre. Valérie ondulait de plaisirs, et d’excitations, à chaque fois que Marc y pénétrait sa langue. Et puis brusquement Marc alla s’asseoir sur le bord du lit, invitant Valérie à prendre place sur lui. Finalement c’est elle qui pénétra en lui, en croisant ses jambes derrière le bassin de Marc, elle offrit sa poitrine à sa bouche, bascula la tête en arrière, Marc la retenant par la taille, ils atteignirent l’extase ensemble.

Ils restèrent un moment enlacer, l’un ne voulant pas se défaire de l’autre, ils étaient bien, heureux, et amoureux, ils s’embrassèrent. Puis Valérie doucement se retira de l’étreinte de Marc, et s’allongea sur le lit, celui-ci en fit autant, ils se placèrent face à face, Marc caressa le visage de Valérie, ils se dévisageaient, se caressaient, se souriaient, s’embrassaient, leurs visages irradiés de bonheur et d’amour. Ils s’assoupirent un moment dans les bras l’un de l’autre. Plus tard, dans la nuit, Marc réveilla Valérie avec de douces paroles, « tu es belle… je t’aime… », Valérie souriait. Elle se leva, enfila son déshabillé sans le noué, et offrit une coupe de champagne à Marc, resté sous les draps. Il se redressa et s’appuya sur les oreillers de soie. Ils trinquèrent à l’amour, à la passion, à la vie, à eux et cette belle nuit. Valérie posa sur verre sur la table de chevet, et se lova à côté de Marc, posant sa tête sur son torse, « je t’aime, Marc, je t’aime ». Ses mains parcoururent le corps de celui-ci, il compris que leurs envies n’étaient pas finis, il lui souriait, satisfait par les ardeurs de Valérie. Marc fit tomber son verre par terre, quand Valérie approcha son visage entre ses cuisses, elle le savoura avec sa bouche pour une deuxième fois, Marc lui caressait les cheveux. Valérie s’activa de plus en plus, certaine du plaisir procurer, avec une folle envie de refaire l’amour à l’homme à ses côtés. Puis elle s’arrêta, le moment venu, le regarda, en lui offrant un joli sourire, le chevaucha en ôtant son déshabillé rouge. Elle introduisit l’oiseau de paradis de Marc, dans son antre chaleureux, lui prit les mains pour les placer au dessus de sa tête, et se pencha pour ainsi offrir sa poitrine à la bouche de celui-ci. De nouveau ils s’agitèrent, de nouveau ils s’aimèrent, plus fougueusement cette fois-ci, Valérie bougeant de plus en plus vite sur le bassin de Marc, en lui maintenant les mains, toujours au dessus de la tête, contre l’oreiller. Elle le regardait se dérober sous elle. Il s’essoufflait par le rythme accélérer de la belle, mais pour rien au monde il aurait voulu qu’elle s’arrête. L’étreinte fut longue et sauvage, belle et exténuante, mais plus que tout exaltante. Dans un dernier mouvement sauvage, Valérie nicha son visage dans le cou de Marc, pour étouffer ses cris quand la jouissance fut à son comble. Relâchant ensuite sa prise, Marc en profita pour attraper le visage de Valérie dans ses mains et la couvrirent de baisers avant que celle-ci le libère de ses cuisses et ne se couche à ses côtés.

Ils laissèrent passer quelques minutes, avant de s’engouffrer sous les draps, enlacer tendrement, leurs soupirs unis d’un même son. Ils s’endormirent comme cela, laissant les bougies disposées un peu partout se consumer et s’éteindre. La lueur du petit matin pénétra dans la chambre tout doucement, un filet de lumière éclairait les amants enlacés dans le lit à baldaquins. Ils ouvrirent les yeux et s’embrassèrent. « Bonjour mon amour », « Bonjour à toi aussi mon amour », furent les premières paroles de nos tourtereaux. La vitalité réapparut après quelques étirements, Valérie approchait la quarantaine, Marc les avait dépassé de peu, et un petit déjeuner était de rigueur pour bien commencer la journée. Ils se levèrent encore tout éblouis par leur nuit d’amour, Valérie se dirigea la première dans la salle de bain. Elle aimait vérifier si la nuit ne l’avait pas trop affadi, mais Valérie n’avait rien à craindre de se côté-là, elle était encore belle, et respirait la jeunesse. Marc la rejoignit, lui aussi était soucieux de son regard le matin, il voulait savoir si sa folle nuit d’amour, lui avait laissé des cernes, où les traits fatigués. Mais il fut agréablement surpris encore une fois, que l’amour épanoui la peau, et surtout le cœur. Ils prirent une douche ensemble, et évidemment leurs sens érotiques se réveillèrent, alors ils profitèrent du moment, pour de nouveau s’entrelacer, se mélanger, s’aimer. Ils ressortirent en souriant, sous la douche cela faisait longtemps… Ils s’habillèrent et prirent leur petit déjeuner, et quittèrent la chambre, Valérie jeta un dernier coup d’œil, en souriant, avant de refermer la porte, sur la chambre seul témoin de leurs ébats inoubliables.

Ce fut main dans la main, qu’ils descendirent l’escalier, et sortirent de l’hôtel. La rue était en effervescence, il était presque midi, la circulation dense, les klaxons fusaient, les gens couraient presque, Paris en activité, personne ne faisait attention à personne. Valérie crut en avoir la nausée, mais Marc se pencha vers elle, « La prochaine fois c’est moi qui organise tout, je te promets de nous trouver un joli petit nid d’amour, comme celui-ci », il l’embrassa et partirent…

La maison paraissait silencieuse, pourtant quand ils passèrent la porte, les enfants accoururent, « non mais il presque midi, qu’est ce que vous avez fait », les questions fusaient dans tous les sens, trois enfants de dix huit à quinze ans, et c’était eux qui hurlaient. Valérie avait pris la précaution, de leur préparer à manger avant de quitter la maison la veille au soir, elle leur avait simplement dit qu’ils sortaient pour la nuit. Et malgré les reproches des trois garnements, Valérie et Marc souriaient de bonheur, « mais qu’est ce que vous avez à rire, bêtement et qu’est ce que vous avez fait », reprirent les ados, mais rien ni personne n’aurait pu gâcher leur bonheur, Marc dit tout simplement dans le creux de l’oreille de Valérie « finalement si on remettait cela tout de suite… », « Ah non pas ça » hurlèrent les bambins. Et tout en riant de plus belle, Valérie et Marc montèrent quatre à quatre, les escaliers qui les conduisaient à leur chambre, laissant dans le hall d’entrée, trois enfants agités, perdus sans leurs parents…
« Ah les jeunes », s’écria l’un deux, « à la quarantaine, on ne les tient plus »

N°21

                                                                       _______________________________________________________

{Nouvelle/Lettre}

 

 

ESCAPADE AMOUREUSE…

 

Ils avaient partagé un bon repas, dans un petit resto Italien sur les bords de la scène, et après un deuxième cappuccino, ils sortirent, pour marcher un peu. Valérie était rayonnante, elle avait pris soin de rafraîchir sa couleur de cheveux en y ajoutant quelques mèches par ci par là, puis elle les avait relevé un peu, laissant quelques boucles blondes sur les tempes. Elle avait choisi une robe simple noire à fines bretelles et près du corps, soulignant ainsi sa silhouette à la perfection, et offrir un joli décolleté à regarder.

Marc, avait lui aussi pris soin de son allure, et s’était vêtu, d’un pantalon à pinces noir, et la veste assorti, sur une chemise violine d’aspect froissé légèrement cintré, ses cheveux coupés courts, d’un beau brun, il sentait bon le parfum, acheté le matin même, car il n’avait jamais fait attention, à la capacité de séduction que peut avoir un homme parfumé, mais pour ce soir, il voulait être parfait…

 

Ils se promenèrent donc, bavardèrent, regardèrent les étoiles, Paris étant magnifique la nuit. Ne voulant pas se quitter comme cela, Valérie demanda à Marc, de l’attendre un moment, sans poser de question, ce qu’il fit, il s’appuya contre un arbre, le long de la Seine dans un quartier de la ville plutôt calme. Valérie lui avait simplement dit qu’ils sortaient ce soir, c’était tout, il ne savait pas ce qu’ils feraient, ni où.

Quand Valérie revint, elle le prit par la main, et de l’autre posa son index sur la bouche de Marc, « ne dis rien et suis moi, c’est tout ce que je te demandes ». Ils gravirent les marches qui les éloignaient de la rue principale, et sans mot dire, Marc se laissa conduire par sa belle. Ils arrivèrent devant un petit hôtel. Marc regarda Valérie surpris, mais continua son avancée. La porte s’ouvrit sur une fontaine éclairée, au milieu d’un patio, des fleurs garnissaient les balcons, de chaque côté de la cour. Un petit escalier sur la droite permettait d’accéder aux chambres. Ils avaient l’impression d’être à Venise, vue l’architecture des lieux. Marc souriait à Valérie, elle le tenait toujours par la main et l’invita à la suivre. « C’est la haut, la chambre numéro 12 »…

 

Ils gravirent les marches quatre à quatre, pressés de découvrir leur nid d’amour, car il était bien question, de nuit d’amour, Valérie avait tout orchestré, elle voulait que se soit beau et romantique, inoubliable. Ils découvrirent la chambre émerveillés, elle était éclairée par des bougies roses et rouges, disposés sur une petite table près de la cheminée, elle aussi garnie de bougies. Le lit à baldaquins était couvert de pétales de roses,  les montants du lit étaient soulignés de tulles rouges. « Assieds-toi, et sert nous du champagne, je reviens », avait-elle dit d’une voix douce, les yeux pleins d’envies… Il lui fallut quelques minutes qui parurent interminable pour Marc, avant de réapparaître. Elle avait dénoué ses cheveux, ses boucles blondes brillaient sous les lueurs des bougies. Elle portait un déshabillé en soie rouge. Marc faillit en tomber à la renverse, tellement il l’a trouva belle. Il se leva, s’approcha d’elle, et lui effleura les épaules, l’embrassa sur les joues, dans le cou, il mit ses mains sous le déshabillé sur le haut de sa poitrine, remonta doucement sur les épaules, et fit tomber la soie qui couvrait Valérie. Elle se retrouva en sous-vêtement, presque gênée et rougissante. Elle avait choisi de la dentelle blanche, des bas et des porte-jarretelles, son soutien gorge offrait une belle poitrine, et Marc n’hésita pas une seconde pour y poser ses mains. Il se baissa doucement, et fit glisser ses mains dans le même temps, sur le corps de Valérie. Elle renversa sa tête en arrière quand il remonta ses mains, qu’il fit courir sur sa poitrine, son cou, puis elle le regarda, le souffle presque coupé, et ils s’embrassèrent fougueusement. Marc s’appliqua à détacher la dentelle de Valérie, et lui prit à pleine main sa poitrine, se pencha pour l’embrasser. Valérie recula, et s’appuya sur un mur de la chambre afin d’offrir son corps aux baisers torrides de Marc. Celui-ci parcourait son corps de ses mains, de sa langue, s’attardant sur les mamelons réceptifs de Valérie, et sur son sexe brûlant de désirs…

 

Marc l’embrassa longuement, et commença à se dévêtir, la veste, puis la chemise, dévoilant un torse que Valérie s’empressa d’embrasser et de caresser. Puis elle s’agrippa à son pantalon, et le fit descendre après avoir ôté la ceinture. Ses mains se posèrent sur le sexe avantageux de Marc, d’un geste, ils se retournèrent, Valérie plaqua ses mains sur les fesses de Marc, le poussa contre le mur, elle fit glisser le boxer de Marc et remonta ses mains sur ses fesse, elle s’agenouilla, et prit à pleine bouche son sexe, elle le levait les yeux de temps à autre, pour s’assurer du plaisir de Marc tout en le savourant de sa langue experte,il en était ravi, tant d’empressement, il exultait, Valérie se releva après quelques minutes, pour l’embrasser, leurs langues s’entremêlèrent, et ni tenant plus l’un et l’autre, Marc souleva Valérie, elle entoura ses bras son cou, ses jambes sur ses hanches et ils se retournèrent de nouveau, il la souleva un plus  pour entrer en elle, les saccades commencèrent tranquillement, pour devenir plus profondes à chaque mouvement de bassin de Marc. Ils s’embrassaient, c’était bon, c’était chaud, c’était fou. Marc s’arrêta, fit descendre Valérie, délicatement la prit par le bassin pour qu’elle se place face au mur, et il entra à nouveau en elle. Valérie renversa sa tête contre le torse de Marc, ainsi celui-ci pu lui caresser la poitrine, et lui titiller les seins du bout des doigts. Leurs souffles étaient chauds, leurs sueurs se mélangeaient, chacun se donnant à l’autre avec beaucoup de plaisirs. Marc décida pour une dernière étreinte de changer de position, il s’arrêta, et prit Valérie dans ses bras, il la conduisit jusqu’au lit recouvert de pétales de rose, et l’allongea, il la regarda un moment, et se plaça à côté d’elle face à face, pour que ses mains continuent de la caresser. Il  effleura doucement de sa langue le bout de ses seins, et de son sexe (bouton d’or). Valérie ondulait de plaisirs, et d’excitations, à chaque fois que Marc pénétrait sa langue dans son vagin (Remplace par: titiller le  bouton d’or). Et puis brusquement Marc alla s’asseoir sur le bord du lit, invitant Valérie à prendre place sur lui. Finalement c’est elle qui pénétra en lui, en croisant ses jambes derrière le bassin de Marc, elle offrit sa poitrine à sa bouche, bascula la tête en arrière, Marc la retenant par la taille, ils atteignirent l’extase ensemble.

 

Ils restèrent un moment enlacer, l’un ne voulant pas se défaire de l’autre, ils étaient bien, heureux, et amoureux, ils s’embrassèrent. Puis Valérie doucement se retira de l’étreinte de Marc, et s’allongea sur le lit, celui-ci en fit autant, ils se placèrent face à face, Marc caressa le visage de Valérie, ils se dévisageaient, se caressaient, se souriaient, s’embrassaient, leurs visages irradiés de bonheur et d’amour. Ils s’assoupirent un moment dans les bras l’un de l’autre. Plus tard, dans la nuit, Marc réveilla Valérie avec de douces paroles, « tu es belle, je t’aime », Valérie souriait. Elle se leva, enfila son déshabillé sans le noué, et offrit une coupe de champagne à Marc, resté sous les draps. Il se redressa et s’appuya sur les oreillers de soie. Ils trinquèrent à l’amour, à la passion, à la vie, à eux et cette belle nuit. Valérie posa sur verre sur la table de chevet, et se lova à côté de Marc, posant sa tête sur son torse, « je t’aime, Marc, je t’aime ». Ses mains parcoururent le corps de celui-ci, il compris que leurs envies n’étaient pas finis, il lui souriait, satisfait par les ardeurs de Valérie. Marc fit tomber son verre par terre, quand Valérie approcha son visage de son pénis(a change exemple: au bas ventre de marc), qu’elle prit dans sa bouche pour une deuxième fois, Marc lui caressa les cheveux. Valérie s’activa de plus en plus, certaine du plaisir procurer, avec une folle envie de refaire l’amour à l’homme à ses côtés. Puis elle s’arrêta, le moment venu, le regarda, en lui offrant un joli sourire, le chevaucha en ôtant son déshabillé rouge. Elle introduisit le sexe  ferme de Marc dans son antre chaleureux, prit les mains de Marc pour les placer au dessus de sa tête, et se pencha pour ainsi offrir sa poitrine à la bouche de celui-ci. De nouveau ils s’agitèrent, de nouveau ils s’aimèrent, plus fougueusement cette fois-ci, Valérie bougeant de plus en plus vite sur le bassin de Marc, en lui maintenant les mains au dessus de la tête contre l’oreiller. Elle le regardait se dérober sous elle. Il s’essoufflait par le rythme accélérer de la belle, mais pour rien au monde il aurait voulu qu’elle s’arrête. L’étreinte fut longue et sauvage, belle et exténuante, mais plus que tout exaltante. Dans un dernier mouvement sauvage, Valérie nicha son visage dans le cou de Marc, pour étouffer ses cris quand la jouissance fut à son comble. Relâchant ensuite sa prise, Marc en profita pour attraper le visage de Valérie dans ses mains et la couvrirent de baisers avant que celle-ci le libère de ses cuisses et ne se couche à ses côtés.

 

Ils laissèrent passer quelques minutes, avant de s’engouffrer sous les draps, enlacer tendrement, leurs soupirs unis d’un même son. Ils s’endormirent comme cela, laissant les bougies disposées un peu partout se consumer et s’éteindre. La lueur du petit matin pénétra dans la chambre tout doucement, un filet de lumière éclairait les amants enlacés dans le lit à baldaquins. Ils ouvrirent les yeux et s’embrassèrent. « Bonjour mon amour », « Bonjour à toi aussi mon amour », furent les premières paroles de nos tourtereaux. La vitalité réapparut après quelques étirements, Valérie approchait la quarantaine, Marc les avait dépassé de peu, et un petit déjeuner était de rigueur pour bien commencer la journée. Ils se levèrent encore tout éblouis par leur nuit d’amour, Valérie se dirigea la première dans la salle de bain. Elle aimait vérifier si la nuit ne l’avait pas trop affadi, mais Valérie n’avait rien à craindre de se côté-là, elle était encore belle, et respirait la jeunesse. Marc la rejoignit, lui aussi était soucieux de son regard le matin, il voulait savoir si sa folle nuit d’amour, lui avait laissé des cernes, où les traits fatigués. Mais il fut agréablement surpris encore une fois, que l’amour épanoui la peau, et surtout le cœur. Ils prirent une douche ensemble, et évidemment leurs sens érotiques se réveillèrent, alors ils profitèrent du moment, pour de nouveau s’entrelacer, se mélanger, s’aimer. Ils ressortirent en souriant, sous la douche cela faisait longtemps… Ils s’habillèrent et prirent leur petit déjeuner, et quittèrent la chambre, Valérie jeta un dernier coup d’œil, en souriant, avant de refermer la porte, sur la chambre seul témoin de leurs ébats inoubliables.

 

Ce fut main dans la main, qu’ils descendirent l’escalier, et sortirent de l’hôtel. La rue était en effervescence, il était presque midi, la circulation dense, les klaxons fusaient, les gens couraient presque, Paris en activité, personne ne faisait attention à personne. Valérie crut en avoir la nausée, mais Marc se pencha vers elle, « La prochaine fois c’est moi qui organise tout, je te promets de nous trouver un joli petit nid d’amour, comme celui-ci », il l’embrassa et partirent…

 

La maison paraissait silencieuse, pourtant quand ils passèrent la porte, les enfants accoururent, « non mais il presque midi, qu’est ce que vous avez fait », les questions fusaient dans tous les sens, trois enfants de dix huit à quinze ans, et c’était eux qui hurlaient. Valérie avait pris la précaution, de leur préparer à manger avant de quitter la maison la veille au soir, elle leur avait simplement dit qu’ils sortaient pour la nuit. Et malgré les reproches des trois garnements, Valérie et Marc souriaient de bonheur, « mais qu’est ce que vous avez à rire, bêtement et qu’est ce que vous avez fait », reprirent les ados, mais rien ni personne n’aurait pu gâcher leur bonheur, Marc dit tout simplement dans le creux de l’oreille de Valérie « finalement si on remettait cela tout de suite… », « Ah non pas ça » hurlèrent les bambins. Et tout en riant de plus belle, Valérie et Marc montèrent quatre à quatre, les escaliers qui les conduisaient à leur chambre, laissant dans le hall d’entrée, trois enfants agités, perdus sans leurs parents…

« Ah les jeunes », s’écria l’un deux, « à la quarantaine, on ne les tient plus »…

                                   _________________________

Il est pas mal le texte, mies à par, ce que j’ai souligner en rouge !

En surligna gris, sais ce qui est intervertir ou pas compréhensif.

 

Pour qu’un bon texte érotique, il faille laisser percevoir, pas nommer sexe, pénis, fellation, ais autre qui font vulgaire, l’érotisme doit rester mystère car il doit être perçu comme un fantasme, a demie dévoiler.

N°21 BIS

                                                     _____________

                                                                                                ______________________________________________________

LE GOUFFRE...

c'est le vide en moi
mon âme a froid
le gel de mes sentiments
c'est le calme blanc...

Il manque à ma vie
peut-être de la folie
mais la glace a gelé mon coeur
et c'est l'hiver dans mon corps, j'ai peur...

Les neiges ont envahi mon esprit
je laisse défiler les mois sans envies
la foule comme des stalagmites
trop d'embûches je prend la fuite...

Ce vide, ce gouffre,
me fait perdre le souffle,
je glisse sur les parois de ma vie,
pas de guide la chute m'affaiblit...

C'est une descente aux enfers,
dans les entrailles de ma terre,
aux plus profonds de mon être,
pour enfin disparaître...

Je m'écorche de plus en plus, à chaque crise,
car je n'ai pas de prises,
les cordages ne me retiennent pas,
je glisse doucement vers l'au de là...

Je me laisse ensevelir,
sous une avalanches de soupirs,
la montagne de mes espoirs,
est si noire...

Je n'arrive pas à remonter,
à escalader mes tristes pensées,
briser la glace,
pour enfin laisser place...

A l'amour, à la passion,
m'engager vers d'autres saisons,
mais l'hiver est trop encré,
dans mon être, l'angoisse m'a dévoré...

C'est un S.O.S,
d'une jeune femme en détresse,
qui ne contrôle plus sa vie,
une montagne d'ennuis...

Je suis glacée,
mon coeur à jamais prisonnier,
de tourments, mon âme gelée,
ce soir Médoc et Whisky,
pour mettre un terme à ma vie...

A jamais je plonge dans les glaciers de l'oubli,
pour me libérer enfin de cette folie,
qui a emprisonné mon coeur,
devant la mort, je n'ai plus peur...


(un vieux poème, j'étais gamine, mais il y a des jours comme cela... ou les choses ont encore court)...

 

N°22

                            ______________________________________________

TRICHER…

J’avance et je triche
Non pas parce que je m’en fiche
Simplement parce j’évite
La conversation et ses rites…
Tricher fait souffrir
Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire…
Je n’ai pas trouvé mieux pour éviter les aveux
J’étouffe mes rancoeurs et mes pleures
C’est une douleur intérieure…
Je triche pour sauver les apparences
En m’enfermant dans une démence…
J’apprends à mentir
Pour éviter le pire
Tricher par faciliter
Pour ne pas blesser l’être qu’on a aimé…

J’avance et je triche
Non pas parce que je m’en fiche
Mais peut-être par peur
De troubler son bonheur…
J’ai essayé, je n’y suis pas arrivé…
Je ne voulais pas en arriver au point de cacher
Ma nature vrai et ce qui me plait…
Je triche parce qu’incomprise
Doucement comme la bise
Mes sentiments s’envolent
Je deviens folle…
Une souffrance intérieure
Cachée au fond de mon cœur
Qui brise un peu plus chaque jour
Mes rêves d’amour…
Et malgré mes appels au secours
Trop longtemps restés sourds…

Maintenant j’avance et je triche
Parce qu’il n’a jamais su
M’ouvrir son cœur, pour lui, du superflu…
Alors je triche pour avancer
Pour soulager l’homme à mes côtés…
Mais ne me jugez pas
Car je souffre et j’ai peur un jour
De m’enfermer dans un point de non retours…
Et qui viendras me récupérer,
Quand mes mensonges m’auront brisés…
Et que le cœur asséché
Je ne puisse plus aimer…
Moi qui avait tant à donner
S’il avait entendu la vérité…

Je me suis condamnée à tricher
Pourrai-je un jour en réchapper…

 

N°23

                                        ____________________________________________

ENFANCE ET VIOLENCE…


Il s’est assis à côté de moi et m’a demandé « Pourquoi ». Derrière son allure fluette et son jeune âge, il m’a regardé fixement, avec une telle dureté dans le regard, qu’il m’a presque fait peur…

Voyant que je ne répondais pas il a tourné la tête et regardé devant lui. Moi pour la première fois de ma vie, je me suis trouvée désarmée devant un enfant de douze ans, je ne lui ai rien dis, je ne lui ai rien répondu, je n’ai pas pu…

Il raconte la vie, la mort, le monde, ses misères et ses horreurs. Ses frères et ses sœurs de l’autre côté de la planète qui meurent, de faim, de maladies. Noyés par des raz de marée ou sous des pluies diluviennes, ensevelis sous les décombres après le passage d’un cyclone, ou suite à un tremblement de terre. Il n’est pas bête, il est informé par la télé, les journaux, l’école qu’il fréquente encore de temps à autre.

Sans verser une larme, il continue, me parle de ses camarades, de ses amis, de ses voisins, de ses copains, de lui, victimes d’incestes, de viols, enlèvement, meurtre, bombes, guerres, de tous les enfants victimes de la cruauté des adultes, alors avec une froideur déconcertante, il m’a posé cette question : « Pourquoi… pourquoi… pourquoi… »…

Il a commencé à balancer son ballon, de sa main droite à sa main gauche, et comme un rituel, en suivant les rythmes de son cœur, il a reprit avec dans la voix, cette fois de la rage, de la violence, de la colère, et un réalisme terrifiant…

Tout était de notre faute, des enfants qui crient, qui pleurent, qui ont peur… Des adultes qui abandonnent, qui ne rêvent plus, qui n’espèrent plus… Des adultes ne laissant aucun espoir à leurs enfants… Des adultes trop souvent coincés, eux aussi entre misère et amertume, rancœur et douleur… Nous, pauvres adultes qui passons notre temps à faire des erreurs, sans jamais s’excuser, et qui découvrons toutes ses horreurs au journal de 20 heures, avec simplement un peu de stupeur… Nous pauvres adultes, qui ne nous indignons même plus devant tant de malheur…qui fermons les yeux, pour peut-être ne pas laisser échapper le peu de bonheur que nous avons à l’intérieur, et qu’égoïstement ne voulons partager…ou pour que tout simplement, le malheur des autres ne viennent pas entacher nos petites vies bien rangées…

Alors il se lève et s’agite, avec son ballon, des coups de pieds secs pour l’envoyer valser contre le grillage qui nous entoure. Il parle sans me regarder, comme un automate. L’alcool, la drogue, le chômage, se côtoient pendant toute son enfance, autour de lui. Et puis la peur, la souffrance, le malheur, les coups qui pleuvent, les larmes qui n’arrivent plus à couler, et cette hargne, cette violence qui grandit lancinante dans son corps d’enfant, dans son cœur d’adolescent…

Souvent il dormira dehors, fréquentera les jeunes d’en bas, ceux qui sont dans son cas… il est un petit banlieusard, un petit délinquant, un fouteur de trouble, un branleur quelque fois alcoolique, ou drogué, un de ceux qui passent à la télé… Il pillera, brûlera, tabassera, dégradera. Il se rebelle, se libère, extirpe toute cette violence qui le ronge, sur les murs, les voitures, parfois même sur les autres…

Traumatisme, douleur, frayeur, il afflige, ce qu’on lui afflige… Et puis un jour il tue, un drame qui fera la une des journaux, un meurtre odieux, un crime gratuit, un clochard brûlé en bas d’une cage d’escalier… Et comme tous ses autres qui ont dépassé les frontières du mal, il ne sait pas pourquoi, il ne ressent rien, il ne sait pas quoi ressentir d’ailleurs…Son cœur est vide, sa vie est vide, son avenir est noir… Le reproche est quelque chose qu’il ne comprend pas, le remord non plus d’ailleurs…

Je me suis mise à dévisager ce petit bonhomme de douze ans, enfermé depuis des mois dans ce centre de redressement, sans pouvoir lui dire un seul mot, anéantie par ses discours… Un mélange de peur, et de tristesse s’est installé en moi, quand ses yeux ont croisés les miens…

Et puis il s’est calmé, à bloquer son ballon sous son pied gauche, et à son tour m’a regardé, un regard profond de désespoir, enfin je crois, et laissant couler une larme sur sa joue, il m’a demandé :
« Pourquoi… pourquoi… pourquoi il en est arrivé là… »…à moi qui me demandais, « pourquoi… pourquoi… pourquoi j’ai laissé faire cela… »…

 

N°24

                                     ________________________________________________

ORGIE DIABOLIQUE…

Dans les bas fonds d’un quartier populaire de Paris, c’est par une nuit chaude d’été, l’absinthe ayant couler à volonté, l’opium embrumé l’atmosphère, et mon esprit déjà entaché par toutes sortes d’abus, que le diable s’est glissé sous mes draps, tout contre moi…
Ce diable avait la couleur de trois femmes, l’odeur de trois filles de joies, trois beautés aux lèvres sanguinolentes, d’un rouge flamboyant, enivrant, trois poupées aux cheveux d’ébène, aux boucles déferlantes et tournoyantes à donner le vertige…
Trois déesses déchaînées aux corps à demi dénudés, aux cuisses et jambes cachées, par des voiles, des robes, des frou-frou près à tomber… trois araignées qui ont tissé leurs toiles, autour de moi, pour mieux me capturer…

Dans une ambiance drapée, aux lumières tamisées, par une nuit chaude d’été, je me suis laisser bercer, par le souffle exaltant de ces trois diablesses… leurs ongles acérés m’ont griffé, leurs dents blanches, lumineuses et pointues m’ont croquer, elles ont fait courir leurs doigts, leurs mains, leurs lèvres, sur mon corps dénudé… Puis elles se sont mélangées, embrassées, caressées, entre elles, se jouant de moi. J’ai vu leurs bouches se toucher, leurs langues s’enrouler, leurs poitrines s’effleurer, leurs sexes se frôler, je devenais fou, fou de désirs, elle me rejetai à chaque fois que je voulais m’approcher d’elles, je n’en pouvais plus…
Etait-ce réel, ou mon imagination qui me jouait des tours, je les voyais tournoyer, s’envoler aux dessus de ma couche, elles riaient, leurs rires me faisaient un drôle d’effet, puis elles retombaient sur les draps, et s’approchaient de moi… dévastatrices, entre mes cuisses, une à une, elles m’ont savourés… Je me retenais, m’agrippaient à leurs cheveux, mon corps se dérobait, j’étais comme fou, fiévreux et ruisselant, j’écarquillais les yeux, essayait de reprendre mes esprit, mais j’étais trop bien, sur mon sexe bandant une à une, elles se régalaient, se vautraient, en continuant de rires, à m’en faire perdre la raison…
De mon front perlait des gouttes de sueurs, qu’elles s’empressaient de lécher avec plaisir, de leurs bouches coulaient quelques gouttes de sang, je ne comprenais pas, ce sang s’échappait des entailles de ma poitrine, de mes cuisses, des crocs à mes poignets, elles riaient, buvaient dans ma chair… elles buvaient mon sang…

Dans cette ambiance de plus en plus oppressante, des râles s’échappaient de ma gorge serrée, des râles non pas de douleurs ou de peurs, bien au contraire, je n’éprouvais que du bien être, que du désir, du plaisir… c’était excitant, alors dans la pénombre feutré d’un soir chaud d’été, à mon tour, j’ai mordu leurs poignets, leurs cous, mais leurs rires étaient encore et toujours plus fort, elles se moquaient de moi… Puis j’ai caressé, leurs seins, leurs cuisses, leurs sexes, goûter leurs chairs, bu leurs sangs, mélanger mon corps et mon sexe, avec leurs corps et leurs sexes… Mon esprit et mon corps en réclamaient encore, une folie enivrante s’était emparée de mon âme, de mon corps, de mon sexe, alors j’ai déchiré les robes, les chemises, souillé les draps…
J’étais certain d’avoir offert mon âme au diable, et c’était bon…
Dans cette ambiance affolante et excitante, plus avide que jamais, j’ai continué de boire leurs sangs, de goûter leurs ventres, de chevaucher leurs corps, avec force et rage, comme une bête sauvage, je n’étais plus moi-même, je riais moi aussi, mon sexe toujours en érection, s’offrait à ces diablesses infatigables, je me suis adonné à la perversité avec un plaisir incommensurable…
Et en cette fin de nuit chaude d’été, après une orgie diabolique, avec trois beautés sataniques, c’est rompu, que je me suis endormi… Elles… elles avaient disparu, me laissant nu et couvert de griffures, de morsures, dans des draps sentant la sueur et le sexe… l’esprit divagant, avec un goût amer dans la bouche, celui du sang, ou était- ce tout simplement l’absinthe et l’opium qui avaient eu raison de mon imagination…

Ce matin là je me suis réveillé en sursaut, avec une étrange sensation, j’ai vérifié la date sur mon réveil, mardi 20 novembre 2005, j’avais rêvé… c’est sûr, quel idiot… pourtant je me sentais tout bizarre, comme groggy… j’ai trébuché sur une bouteille de gin vide, en me levant. Je me suis dirigé à la salle de bain, avec beaucoup de mal, mon esprit dans le brouillard, j’ai allumé la lumière, je me suis aspergé d’eau, et ensuite, je me suis regardé dans le miroir. Deux petits trous sur mon cou, m’ont fait tressaillir… et j’avais aussi un sale goût dans ma bouche, qu’avais-je bien pu faire de ma nuit, j’étais dans le cirage complet… ce n’était pas possible, c’était juste un rêve… juste un rêve… et je rêvais encore, j’avais certainement trop abusé du gin, c’est fou… je devais me réveiller et revenir à la raison…
Je ne sais pas comment j’ai fait pour me rendre au bureau, j’avais la nausée, une migraine atroce, je me sentais vidé… mon esprit toujours dans le cirage…
« Ah, et bien tu as une sale tête mon ami, ta soirée s’est fini tard ? », me demanda un collègue…
« Quoi », j’étais perdu…
« Toi, tu as abusé du gin, encore une fois… »… continua t’il, avant de rentrer dans son bureau…
Ce matin là, le couloir pour me rendre à mon bureau, me parut terriblement long, je marchais tête baissée, en essayant de dissimuler mon cou, qu’avait-il bien pu se passer !!! Je ne me souvenais de rien, du moins rien de bien clair, mise à part ce foutu rêve, terriblement diabolique et excitant… mais ce n’était qu’un rêve… Quand tout à coup, elle me frôla, je compris en la regardant, son sourire éclatant, laissant entrevoir, ses dents blanches et pointues, que je n’avais pas rêvé, elle inclina sa tête, pour me murmurer à l’oreille, d’une voie suave : « j’ai encore le goût de ton sexe dans ma bouche, et toi… mon sang quel goût a t’il ? »… Puis elle disparu, avant que je ne puisse me retourner, laissant son rire raisonné dans le couloir, et son parfum ranimant, le souvenir de la nuit passée, puis un écho qui me susurra : « tu es des nôtre maintenant… tu es des nôtres… »…

 

N°25

                                              ___________________________________________

Je passais toute la journée à errer dans mon bureau, je n’avais aucune explication logique à ce qui se passait dans ma vie, dans mes nuits surtout, en ce moment, j’avais bien tenté de téléphoner à Constance, pour qu’elle puisse me raconter, mais au premier coup de fil, elle me fit comprendre, qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec moi, « Vas au diable… tu es cinglé … », m’avait-elle dit… Elle ne répondit plus à mes autres appels… Il était dix sept heures, je m’empressais de prendre mes affaires et de quitter mon bureau, mon mal de crâne toujours aussi présent… Je croisais Max dans le couloir :
« Tu viens boire un verre Tom, c’est moi qui rince… », Me demanda t-il,
« Non… Max… je… je dois y aller… »,
« Ok… Tom… mais fais gaffes à toi… mec, tu m’inquiète… », Insista Max…

Le quartier était délabré, jamais on aurait pu croire qu’une âme puisse vivre de ses taudis aux murs décrépits, dans cette humidité, dont l’odeur se mélangeait avec les narguilés des hommes, et les essences des femmes que je croisais, l’endroit était pour le moins troublant… Dans une de ces ruines, derrières une porte épaisse, je découvris un univers encore une fois plus qu’attirant… une pièce exigu, des hommes voilés assis en tailleur, jouant sur des mandolines, des flûtes, et autres instruments dont je ne connaissais pas le nom… Leur musique créait une atmosphère envoûtante, les narguilé laissaient échappés des fumets forts agréables, et je ne me fis pas prié pour embrumer mon esprit, des vins, des fruits furent servi, des thés aux arômes étranges, coulaient dans ma gorge… Et au bout de quelques heures, elle apparut, une étrange créature, aussi belle qu’épouvantable, elle se tortillait devant moi, des serpents enroulés autour de son cou, autour de ses bras, qu’elle léchait de temps à autres…Son corps était aussi souple que celui des serpents. Puis je pris peur, d’autres créatures rampantes, déboulèrent de tout les côtés pour bientôt remplir la pièce, leurs langues, me chatouillaient les pieds, les mains, j’essayais avec beaucoup de mal, de me recroqueviller, pour ne pas être toucher par ses sales bestioles… La jeune Shérazade devant moi, riait, amusé par mes peurs… les fumées m’enivraient, la musique me pénétrait, la danseuse m’excitait, l’ambiance était propice aux mélange des corps, des peaux, tous mes sens étaient en éveil, l’appel du sexe se faisait sentir …

Là sur un tapis, je tendis le bras, pour attraper la jambe de la danseuse, elle bascula, et se retrouva sur moi, elle continua à onduler, les serpents, parcoururent mon corps, j’avais l’impression qu’ils me mordaient, que leurs venins, m’ensorcelaient, mes yeux me trahissaient, je croyais par moment, que la langue de la Shérazade, était celle d’un serpent, et qui dans ma bouche, mélangeait son venin avec ma salive… Je secouais la tête, pour reprendre mes esprits, mais rien à faire, la danseuse continuait d’engouffrer sa langue de reptile dans ma bouche, la faisait courir contre les parois humides de ma bouche, puis sur mon visage, sur ma peau… Aussi incroyable que cela puisse être, j’adorais ça… et malgré le fracas infernale dans ma tête, et les serpents qui s’agitaient de plus en en plus sur le sol, je n’avais qu’une seul envi, celui de copuler avec ma Shérazade d’un soir…alors d’un mouvement brusque, je me relevai et fit étendre la danseuse sur le sol, sur les serpents, son rire m’invitait, ses yeux verts m’inspiraient, à son tour elle m’agrippa les jambes pour que je me couche sur elle… Une attraction puissante, nous envahissait, alors avec frénésie, j’enfournais mon sexe ardant dans le calice chaud de ma Shérazade… elle entortilla ses jambes autour de moi, ses mains sur mon dos me griffaient, elle m’essoufflait, de ses pieds sur mes fesses, elle me dictait la cadence, c’était fort et rapide, violent et bon… nous hurlions de plaisir, malgré les morsures des serpents, qui nous entouraient… jamais je n’avais encore ressenti ce genre d’émotion, tous mon être lui appartenait, nous ne faisions plus qu’un, et dans une dernière étreinte plus forte et plus déchaîné que jamais, sous les hurlements de nos deux gorges, je déversais ma semence, dans le gouffre attisé de ma danseuse diabolique… Avec une puissance incroyable, je sentis ma Shérazade me projeter à terre, me retrouvant à mon tour sur le lit de serpents qui jonchait le sol… Je dégoulinais de plaisir, l’excitation avait été à son comble…
J’étais anéanti, comme vidé, ma danseuse m’avait épuisé… Elle était fière d’elle en se relevant, et se mit à rire, mes yeux me trahissaient toujours, je crus voir le visage de la mort en la regardant, je fus saisi de spasmes, les serpents m’avaient mordus partout, je sentais la fièvre monter en moi, ma Shérazade riait… riait…toujours, et son rire me provoqua des nausées… je fermais les yeux un moment, pour les rouvrir, mais rien à faire les images embrouiller, tantôt celle d’une belle jeune fille, tantôt celui d’un monstre, c’était horrible, alors je refermais les yeux, ma tête toujours en ébullition… Et dans un bruissement d’air, tout disparu…

Un bruit sourd me sortit de ma léthargie, dans laquelle j’étais plongé, je n’avais pas réalisé que j’étais allongé sur le tapis en plein milieu de mon salon…C’est quand je me suis réveillé en sursaut, à cause des coups à ma porte, qu’instinctivement, mes mains tâtèrent mon corps, à la recherche de, je ne sais quoi… Mon corps me démangeait, je me mis à me gratter comme un fou… J’avais encore fais un horrible cauchemar… quoi que… J’étais encore une fois troubler, et mon corps était si endolori, que je me mis un temps fou, avant d’aller ouvrir…
« Tom… Ouvres… Tom… »… C’était Max, je le fis entré, dans mon appartement encore une fois sans dessus, dessous…
« Tom… qu’est ce que tu as fait mec… cela fait trois jours que j’essaie de te joindre… »
« Quoi »… Mais qu’est ce qu’il me racontait, on s’était quitté la veille, après une sale journée au bureau… « Enfin Max, c’est moi qui boit et c’est toi qui perd les pédales », je m’écroulais sur le sofa, en faisant signe à Max d’en faire autant…
« Tom… tu as disparu pendant trois jours, et figures toi… enfin… je ne sais pas comment t’annoncer cela… je m’inquiète sérieusement pour toi… mec… il va falloir que tu m’explique… »
« Quoi encore Max… »
Max, le regard livide m’annonça froidement :
« Je t’ai suivi l’autre jour, en sortant du bureau… »,
« Et », dis-je curieux,
« Et… j’ai perdu ta trace dans un quartier mal famé, ou il y a des entrepôts désaffectés, tu as montré une carte ou je ne sais quoi pour rentrer dans une espèce de boîte de nuit glauque… »… Max s’arrêta un moment, et continua plus livide que jamais, « Les flics ont découverts le cadavre d’une jeune danseuse dans ce même quartier hier… c’est dans tous les journaux ce matin… Tom cette fille était couverte de morsures… des morsures d’homme… et regardes toi… tu es tellement dans le cirage que tu ne t’es même pas regardé dans une glace…Tom…regardes ton torse mec… qu’est ce qui s’est passé… qu’est ce que tu as fait… Tom…qu’est ce que tu as bien pu faire… »…

 

N°26

                                                _____________________________________________

Je me sentais bizarre encore une fois, après avoir ingurgiter une quantité de vin astronomique, j’avais du perdre connaissance, puisque, lorsque je me suis réveillé, j’étais au milieu d’une pièce circulaire, nu comme un ver, les pieds et poings liés sur une espèce de stèle… les murs autour étaient recouverts de tissus, de voilages, des pétales de roses jonchaient le sol, et des hommes et femmes se vautraient dans la luxure, tout autour de moi…

Certains debout, d’autres assis sur des coussins, d’autres encore allongés, les mains parcouraient les corps, les langues s’enchevêtraient, les seins, les sexes étaient en éveils, les uns se donnaient aux autres, sans la moindre gêne, tout ce petit monde gémissaient de plaisir, riaient de bonheur, de temps à autres, les partenaires s’échangeaient, l’un allant goûter la peau d’un autre, le vin coulait à flot, les jambes, les bras, les torses, s’entremêlant à ni plus rien comprendre… Un frisson me traversa le corps, quand elle apparut devant la stèle une lame à la main… Je ne l’avais pas reconnu toute de suite, c’est quand elle grimpât sur mes jambes, et qu’elle se pencha pour me donner un baiser, que je vis… c’était la même femme que dans le couloir du bureau l’autre jour, la même qui une nuit, avait bu mon sang, m’avait rendu fou…

Elle commença à onduler sur mon torse, frottant ses seins dressées sur ma peau, elle était chaude, et me souriait, ses dents aussi blanches et pointues que la dernière fois…c’était terriblement sensuel, les rires des autres, leurs gémissement me montaient au cerveau, je n’en pouvais plus… avec la lame, elle dessina des cercles sur mon torse, et de temps à autre, me perçait la peau de la pointe, pour faire couler un peu de sang, qu’elle léchait…Mon excitation s’accentuait, elle me regarda fixement, cherchant dans mes yeux de la peur, mais bien au contraire, est-ce le vin ou l’ambiance nouvelle, cette musique, qui doucement berçait les corps, les faisant danser les uns dans les autres en cadence, cette musique que l’on croyait sortir des murs, et ce vent qui s’engouffrait de temps en temps dans la pièce, stimulant, les envies de chacun, les poussant à plus de perversités dans leurs actes, et leurs rires, qui me rendaient fou, qui pénétraient mon cerveau, pour raisonner à ses parois, et ce murmure s’échappant de nulle part qui me soufflait des « vas-y, vas-y »… Avec une force incroyable, je défis mes liens d’un seul mouvement de bras, et me redressait, empoignait ma partenaire part les cheveux, et d’un geste brusque, l’obligeât à prendre mon sexe ardant, dans sa bouche… J’étais comme fou, je voulais que cet instant ne s’arrête jamais, j’exultais…

Après m’avoir déguster avec délectation, le lâchait prise, ma déesse se redressa en ricanant son rire me perça les tympans, cela me rendait fou… elle détacha mes pieds, je me jetais à terre… La pièce se mit à tourner… tourner… j’avais l’impression que j’allais vomir, les hommes et les femmes s’étaient approchés de moi, je sentais leurs mains sur ma peau, leurs ongles, comme des griffes sur mon corps, me lacérer, et c’était bon, ils buvaient, le sang s’échappant des petites fissures de mon torse, et riaient de plus en plus fort… Et puis sans savoir pourquoi, ils s’écartèrent pour me laisser passer, alors je la vis, debout devant moi, appuyé contre le mur… comme dans mon rêve l’autre nuit, elle aussi, elle avait le même visage que l’une des diablesse de l’autre nuit… Elle riait… elle aussi… Des voix me murmuraient, « prends-là… prends-là », et je pouvais lire sur ses lèvres, « viens… je t’attends… viens »… Alors je me suis jeté sur elle… je l’ai dévoré de baisers, lui arrachant presque les mamelons avec mes dents, lui caressant le sexe intensément avec mes mains, avant d’y pénétrer mes doigts… et elle riait toujours… alors d’un seul coup, je l’ai plaqué contre le mur, placer une de mes mains sur sa bouche, pour ne plus entendre son rire qui me déchirait le crâne, et puis de mes genoux je lui écartais les jambes, avec une telle force qu’un grincement s’échappa de sa gorge, et dans son antre brûlant, j’y pénétrais mon sexe… Je pouvais sentir son sourire sous ma main, cela m’excitait… m’excitait au plus haut point…

Après une danse endiablée de nos deux corps enchevêtrés, sous les regards des hommes et des femmes qui nous entouraient, l’extase jaillit par des gémissements de plaisirs, tellement fort qu’ils couvrirent les murmures des autres qui n’avaient pas cesser de nous susurrer des mots incompréhensibles… Une douleur abominable me pénétra le cerveau à ce moment là. Alors je lâchais ma proie, ma déesse, qui continuait de me sourire, pour tomber à genoux sur le sol glacer…
Je pris ma tête entre mes mains…

Sept heures, le 24 Novembre 2005, je me réveillais dans la salle de bain, avec un mal de crâne épouvantable, le froid du sol, m’ayant saisi la peau… Un parfum de rose pénétrait la pièce, je trouvais une robe, dans la baignoire, d’où s’échappait le parfum, probablement la robe d’une ancienne conquête, je n’y prêtais pas attention, j’en étais incapable… Mes yeux étaient vitreux, mon cerveau en compote, mon halène horrible, je puais la sueur et le sexe, comme l’autre matin… Avais-je encore rêvé certainement, quand je découvris, les cadavres vides de bouteilles jonchés sur la table du salon, et cette odeur abominable, de joints froids écrasés dans le cendrier…Tant bien que mal, je me rendis au bureau…

Max, comme à son habitude m’agrippa, dans le couloir, mais cette fois-ci son regard était morbide, il me poussa presque dans mon bureau et referma la porte…
«Tom… qu’est-ce qui s’est passé, tu es malade ou quoi ?... »
Je ne comprenais rien, ce n’était pas la première fois que j’arrivais avec la gueule de bois, il était souvent complice de mes javas d’ailleurs…
« Tom… Constance m’a appelé en pleine nuit, pour que je vienne la chercher… putain mec, tu déconnes ou quoi… »…
Mon cerveau avait un mal de chien à se regrouper, j’étais larguer, ou voulait-il en venir…je le regardais béatement…
« Elle ne viendra pas au bureau aujourd’hui… »
« Quoi Constance, pourquoi tu me parles de Constance… », Le coupais-je…
Max s’agitait, je ne comprenais pas pourquoi il me parlait de Constance, sa secrétaire, on avait un peu chahuter avec elle une fois ou deux, chez moi, mais pourquoi il me parlait d’elle aujourd’hui…
« tu as perdu la tête mon pauvre, une chance que je l’ai dissuadé de porter plainte contre toi… que tu l’a lève et l’a ramène chez toi, ok, bien que tu me l’a piqué sous le nez… bref… mais merde Tom… elle dit que tu l’a violé… elle avait bu et toi aussi d’accord, elle n’était pas contre au départ peut-être, mais t’as dérapé mec, je sais pas à quoi tu joues… mais merde un viol, et puis tu lui as mordu la poitrine à sang… tu es malade Tom… »
Mais qu’est-ce qu’il racontait, Constance n’était pas venu chez moi, la nuit dernière, j’étais seul… enfin je crois…
« Arrêtes max, tu me fous la trouille avec tes conneries, j’étais seul hier soir »…
« Tu es malade Tom… Malade… tu devrais arrêter la bibine, tu te rappelles même plus ce que tu fais… et c’est qui ce type qui t’attendais en bas hier soir ?... »
« J’en sais rien moi… j’ai vraiment ramené Constance chez moi… », J’étais incapable de m’en souvenir… Max était fou furieux…
« Tom… merde tu n’as pas vu sa poitrine… je ne sais pas ce que vous avez fait, à quel jeu vous jouer avec ton nouveau pote, mais c’est pas sain, pas sain du tout, la petite est terrorisée… je suis venue la chercher chez toi… tu dormais… regardes ton torse mec si tu ne me crois pas, c’est pas beau à voir… tu déconnes mec… sérieux… tu déconnes… »…
Max tourna les talons, et me laissa seul dans mon bureau, je m’effondrais sur mon fauteuil, toujours aussi nauséeux, comme l’autre jour…J’avais l’impression d’être passé sous un rouleau compresseur, et je n’arrivais pas à discerner le faux du vrai…

« Mais j’ai rêvé… c’est tout… j’ai rêvé… et puis c’est qui ce mec dont Max me parle… il faut que j’en ai le cœur net… »… Je me levais, et quittais mon bureau, pour me rendre aux toilettes… Je découvris mon torse dans la glace…
« Bon dieu… qu’est-ce que sais… qu’est-ce que j’ai fait… merde… qu’est-ce qui s’est passé cette nuit… Il faut que je voie Constance… »…

 

N°27

                                              _______________________________________________

La surprise et la peur panique s’installèrent dans mon esprit, lorsque je découvris les entailles, morsures et autres sévices que mon torse avait subit… mon torse et le reste de mon corps d’ailleurs…
« Putain Tom, tu en as partout… t’as couché avec une tigresse ou quoi… »…
« Tais-toi Max… je n’en sais rien… le problème, c’est que je ne me souviens de rien… c’est le trou noir… »…
En effet, j’étais incapable de me souvenir, de ce que j’avais bien pu faire pour être dans cet état…J’avais encore un mal de crâne épouvantable, alors instinctivement, j’ouvrais le placard de la salle de bain, pour y prendre des pilules, j’en ingurgitais deux comme souvent…
« Arrêtes… tom, tu avales ces pilules à longueur de journée, depuis quelques temps, sans t’en rendre compte… », Me dit Max…
Il avait raison, mon placard était rempli de petits flacons de pilules, et chose curieuse, elles n’avaient pas d’étiquettes, rien, pour signaler leur provenance…
« Tom, d’où elles viennent ces pilules… tu es allé voir un médecin, il y a quelques jours… tu te drogues… c’est quoi… », M’interrogeât Max…
« Non, je ne me drogue pas, enfin tu le sais… merde on a fait assez de java, un petit joint de temps à autres, mais c’est tout… et je ne suis pas aller chez le médecin, depuis mes treize ans, alors tu vois… », Je faisais les cent pas d’en l’appart à la recherche de réponses, qui tardaient à venir, et qui pour couronner le tout, m’inquiétait fortement… Mon mal de crâne s’envenimait, machinalement, je mis la main dans mon jean, pour y attraper la boîte que j’y avais placé en sortant de la salle de bain, mais Max m’en empêcha…
« Non… pas encore… Tom, pas avant de savoir d’où elles viennent et de quoi elles sont composées, ok… j’ai un pote qui travaille dans un labo, j’irai le voir demain… », Max m’avait arracher la boîte des mains, il se dirigea vers ma salle de bain. Il entra pris la poubelle, ouvrit le placard, et y versa toutes les boîtes, traversa le salon, entra dans la cuisine, et jeta le contenu de la poubelle dans le vide ordure, sans que je bouge…

Mon mal de crâne était insoutenable, pour tergiverser, pendant des heures avec Max, alors j’acceptais sans broncher tous ce qu’il me disait, on a rangé mon appartement, de fond en comble, et puis je me suis allongé sur le sofa, en fin de journée, mon cerveau était en ébullition encore une fois, et je n’en pouvais plus
« Je vais rester cette nuit, il faut que tu saches ce qui se passe et moi aussi, d’ailleurs, je ne peux pas te laisser, dans cet état sans surveillance, et si vraiment, tu ne fais que rêver, on en aura le cœur net… », M’averti Max, en me prenant par le bras, pour me conduire dans ma chambre… Il avait raison, il était temps, de savoir ce qui se passait dans mes nuits, rêves ou réalité, j’étais bien incapable de discerner le faux, du vrai… Et puis, je le devais pour Constance, et peut-être pour cette pauvre danseuse, retrouvée morte, la nuit dernière. Max était persuadé que j’y étais pour quelque chose…

L’endroit était sombre, une bouche d’égout, sous le métro, je traversais un long couloir, éclairés par des néons verts, l’endroit était très humide, mais une vague de chaleur s’engouffrait dans le couloir. Celui-ci déboucha sur une salle de tuyaux, de la vapeur encombrait l’atmosphère, et un bruit sourd raisonnait dans l’immense salle. J’avais l’impression d’avoir été suivi, et puis ma tête… encore et toujours ma tête qui me jouait des tours. Un grondement saccadé, comme si on cognait un marteau sur un de ces tuyaux, voilà ce qu’était le bruit qui m’avait attiré dans ce lieu… Je me retournais brusquement, j’étais sûr que l’on m’épiait… Et pour cause, je l’aperçu parmi la fumée des gaz qui s’échappaient des tuyaux, elle apparu devant moi… Mon dieu, je devais rêver, une panthère, aux yeux bleus, toutes griffes dehors, ouvrant une large gueule, se jeta sur moi. J’étais pétrifié, je fermai les yeux, et quand je sentis sa chaire sur moi, je basculai sur le dos, essayant de protéger ma tête avec mes mains… Un éclat de rire, m’incita à ouvrir les yeux, puis un rire prononcé, je découvris, une superbe créature à califourchon sur moi, une femme aux yeux bleus, comme la panthère, deux secondes plus tôt…

« Tu n’as pas pris ton compte de pilules Tom, aujourd’hui… c’est pas bien… tu n’es pas en forme… mais je vais y remédier… »…
Elle plongea son regard dans le mien, et m’envoya ses ongles longs et acérés en pleine figure, du sang coulât de mes joues, elle se pencha pour laper le breuvage chaud qui dégoulinait… Je la regardais et je ne sais pourquoi j’ai avalé les pilules qu’elle m’engouffra au fond de la gorge. Avec son autre main, elle m’a maintenu la bouche fermée un moment, pour ne pas que je régurgite, elle était si forte que je ne pouvais pas bouger…Mais je ne voulais pas bouger… Son emprise était tout simplement agréable, une fois de plus l’excitation monta aussi vite que les vapeurs se bousculèrent, et que le bruit s’accentua…

Etait-ce les pilules, le bruit, la femme, les vapeurs, mais tout autour de moi, tournoyait… tournoyait… et tournoyait encore… à une vitesse incroyable, j’essayais de lutter, les nausées revinrent aussi, le brouillard sur mes yeux à son tour était lui aussi revenu, je perdais la raison encore une fois… Que ce passait-il, je ne distinguais plus le visage de la femme, au dessus de moi, tout s’emmêlait… J’avais sous les yeux, tour à tour, le visage de Constance, des mains serrant son cou, je ne distinguais pas qui s’acharnait sur cette pauvre fille, mais elle suffoquait, c’était effrayant, quelqu’un lui faisait l’amour et essayait de l’étrangler en même temps… puis ce fut le tour de mes diablesses et leurs rires provocateurs, leurs dents pointues, de la chair, du sang, sans distinguer qui mordait qui…des cris, des filles qui criaient sous les crocs d’un homme dont je ne distinguais pas le visage, mais elles étaient terrifiés, elles étaient pieds et poings liés, une sur un lit, l’autre sur une chaise et la troisième par terre près d’un radiateur, et tour à tour, elle subissait les assauts pervers d’un type qui les violentait… j’avais envi de vomir, de temps à autre, je retrouvais le regard bleus de la tigresse qui m’avait cloué au sol, et puis à nouveau, une main tenant un couteau, un torse avec des entailles, des balafres sur des seins, des cris encore, puis une autre jeune femme couchée sur le ventre subissant les accous sauvage d’une brute hurlant de plaisir, une danseuse dans une boîte de nuit trop sombre, des serpents, et encore des mains qui serrait le cou d’une fille, j’avais peine à reconnaître les visages des toutes ses filles et encore moins celui de l’homme… mais j’étais certain d’avoir vu une lame trancher la gorge, de l’une d’elle… Puis le retour à la normale, enfin c’est ce que je croyais… La femme sur moi, commença à me lécher les joues, le cou, la bouche, comme l’aurait fait un chat ou une panthère, avec ses ongles, elle me griffait le torse. Puis elle prit mon visage dans ses mains, et elle m’embrassa profondément, goulûment… Ma tête… ma tête… j’avais envi de hurler, tellement ma tête me faisais souffrir, je luttais intérieurement, pour rester lucide, mais j’avais trop mal…
« Laisses toi aller Tom… laisses toi faire… cela n’en sera que meilleur… tu le sais bien pourtant… »… me disait la tigresse en s’agitant sur mon bas ventre…
Elle descendit sur mes jambes, pour pouvoir, attraper mon pénis avec sa bouche… Je voulais lutter, mais mon corps s’y refusait, si bien qu’au bout de quelques minutes, je me mis à apprécier les faveurs de ma tigresse… Alors elle recula d’un bon, je secouais la tête, j’écarquillais les yeux pour être sûr de ce que je voyais en face de moi… Ce n’était pas possible, rien n’était réel, cela ne pouvait pas être réel… ma compagne avait le corps marbré comme une panthère, des griffes à la place des ongles, des crocs avaient remplacés certaines de ses dents… Elle rugissait, en me regardant fixement, je me redressais et m’appuyais contre un gros tuyau, le bruit dans la salle était plus oppressant, la fumée de nouveau envahissait les lieus, mais je n’avais aucune envi de fuir, j’avais peur et pourtant, j’étais subjuguer par cette créature mi femme, mi panthère, qui ne tarda pas, à de nouveau se jeter sur moi… Elle m’enroula de ses bras, de ses jambes et nous roulâmes par terre sur le sol humide, enchevêtré l’un dans l’autre, nous avons fait l’amour, de temps à autres je sentais ses griffes me déchirer le dos, ses crocs me percer la bouche, le cou, les joues. Plus fort, je la serrais de plus en plus fort, tellement, je trouvais cela excitant et terriblement bon…Je me surpris même à rugir à mon tour quand le moment de l’extase arriva, nos roulades n’en finissaient pas, j’étais le jouet d’une tigresse, pour mon plus grand plaisir…

Et puis dans un mouvement brutal, elle m’expulsa, je me retrouvai en l’air, pour retomber quelques mètres plus loin, comme un chat aurait jeter une souris, après l’avoir tuer… Je mis quelques temps pour rouvrir mes yeux, et c’est là que je le vis… Lui, ricanant fortement, maladivement, lui, qui me ressemblait tellement, lui mon double…
« Alors Tom… tu vois que tu ne peux plus te passer de ces pilules… n’est pas peur… je ne suis que le reflet de ton imagination… je suis toi… le toi que tu as crée par besoin, pour te donner bonne conscience, regardes… ou peut-être que celui qui est par terre, est le toi que tu voudrais être… ou que tu es vraiment… regardes… », je relevai la tête pour apercevoir ce que mon double me montrait, et je vis le corps d’une jeune fille nues, déchiquetée de toute part, elle baignait dans son sang… « C’est tu qui tu es vraiment Tom… moi… toi…lequel de nous deux est le vrai… c’est toi seul qui a la réponse… Tom… toi seul… »…

Une terrible odeur de gaz me réveilla. Je couru tant bien que mal dans ma cuisine, Max y était, la tête sur la table,
« Max… tu ne sens rien… enfin Max tu es fou, ou quoi… »
Mais Max ne répondit pas, j’éteignais le gaz, et d’une main secouais Max, celui-ci tomba sur le sol, je découvris avec horreur, son cou… on lui avait tranché la gorge et c’est seulement à ce moment là que je m’aperçus que ma cuisine était nappé de sang…

 

N°28

                                                  __________________________________________

Je m’écroulais au milieu de ma cuisine, anéanti par la vision d’horreur, Max… le gorge tranchée, Max… mon ami, mon seul ami… D’un mouvement brusque, je me retournais, sentant une présence derrière moi, elle se tenait dans l’embrasure de la porte, un sourire sur les lèvres, les mains derrière le dos, elle me fixait, elle ne m’était pas étrangère, mais elle n’avait rien à faire là… Pourquoi me souriait-elle comme cela, et que pouvaient bien cacher ses mains, je dormais encore, ce n’était pas possible, je rêvais encore, tout ceci n’était pas réel… Que pouvait bien faire Constance dans ma cuisine…

« Tu ne rêves pas Tom, c’est bien moi, viens mon amour, viens… »
Je reculais jusqu’à la table, pour m’y appuyer, ayant peur de perdre l’équilibre… Je ne comprenais rien à rien, elle s’approcha de moi, en ramenant ses mains devant elles, dans l’une elle avait une lame et dans l’autre une capsule, qu’elle me tendit :
« Tu n’as pas pris tes pilules Tom, ce n’est pas bien ça… tiens avales… », Me dit-elle, en me tendant la petite boîte… La lame qu’elle tenait était ensanglantée, avait-elle tué Max, qu’allait-elle faire, et malgré qu’elle s’approchait de plus en plus de moi, au point que sa lame commença à piquer ma peau, je n’avais aucune crainte et ni aucune envie de fuir, j’attrapais les pilules, et en avalais deux comme d’habitude…
« C’est bien mon amour… tu sais que tu es plus fort avec ses pilules… tu le sais… », Elle me souriait, et tout bêtement j’obéissais, comme déconnecté du monde des vivants, je ne savais plus ce que je faisais… Pourtant mon mal de tête toujours aussi fort, me signalais que j’étais bien vivant, un mal de tête qui ne me quittais plus depuis des jours maintenant, des semaines même…

Ma vue se brouilla, la lame me transperçait, et Constance riait, un rire déchirant,
« Fais moi l’amour Tom… fais moi l’amour, comme l’autre jour… », Me dit-elle… Elle jeta le couteau à terre, et prit mon visage entre ses mains, elle m’embrassa sauvagement, m’arrachant presque les lèvres avec ses dents… La pièce se mit à tourner, j’avais l’impression de perdre l’équilibre, mais Constance maintenait mon corps, avec le sien, mes mains tenaient la table, elle descendit le long de mon corps, et s’agenouillât, descendit mon jean, et enfoui sa tête entre mes jambes, sa bouche chaude réveilla en un éclair, mes sens… Je me laissais dévorer par cette furie, au milieu du sang, de la mort, sans éprouver aucune gêne, comme si tout ceci n’était qu’un rêve… encore un de ces rêves incohérents… et pourtant qui paraissaient si réels…

Elle se releva satisfaite et souriante, recula pour sortir de la pièce, et se retrouva dans le salon, je la suivis, comme un automate, elle se déshabillait, et jetait ses vêtements à travers le salon, tout en riant, et m’invitant à la suivre… Force et rage s’emparait de moi, je n’avais qu’une envi, c’était de la dévorer à mon tour… et malgré mes étourdissements de temps à autres je continuais d’avancer vers elle, poussant tables, coussins, et chaises sur mon passage, avec violence…
« Viens Tom… viens mon amour… », Me disait-elle, sa voix raisonnait dans ma tête, jusqu’à me rendre fou… elle entra dans ma chambre, et s’allongea sur mon lit… Je n’en croyais pas mes yeux, la chambre ne ressemblait en rien à ce qu’elle était d’habitude, il n’y avait que le lit au milieu de la pièce, tous les autres meubles avait disparu. Les draps étaient noirs, les voilages qui entouraient le lit aussi, des centaines de bougies allumées, étaient posées à même le sol, un sol rouge, rouge comme le sang… l’ambiance était plus que glauque, glaciale…

Elle écarta ses jambes, se caressant les cuisses, et son sexe, en m’invitant à y entrer…Ma tête n’était plus que douleur, mais mon corps la réclamait, la désirais, une attirance incontrôlable, s’était emparé de moi…Je plongeais sur elle sans plus attendre, nos corps se sont entremêlés, cris et gémissements s’échappèrent de nos gorges, au fur à mesure de nos ébats…Sueurs et sang inondèrent les draps au fur et à mesure de nos mouvements… Des baisers brûlants, des caresses chaudes, nos sexes en fusions, nous n’étions plus que deux êtres assoiffés de sexe, deux bêtes sauvages et incontrôlables… chacun se donnant à l’autre sans retenu, toute la nuit, nous avons fait l’amour, ce fut diablement excitant. Ma tête et mon sexe n’étaient plus qu’un brasier ardant… qui me faisait souffrir, mais Constance arrivait à me faire oublier ce mal étrange qui depuis des semaines me consumait à petit feu… ce mal qui m’envoyait dans un autre monde, qui m’empêchait de discerner le vrai du faux, le bien du mal…Je ne répondais plus qu’à un seul désir, le sexe… Constance était une déesse, gourmande et diaboliquement infatigable, et inlassablement, elle s’engouffrait en moi, me dévorait, m’épuisait en m’inondant de baisers, de caresses… Ses seins, ses hanches, ses mains, sa bouche, je pus goûter à toute les parties de son corps, qu’elle m’offrait généreusement, elle n’en finissait plus de se frotter à moi, à ma peau… Son sourire m’enivrait, me troublait, mon corps fut dévasté, ma tête épuisée, la nuit fut rythmée par une orgie infernale, c’était du délire, j’oubliais même, le sang qui recouvrait le sol, les murs, les bougies, qui dégoulinaient un peu partout, et pire Max, mon ami Max gisant au beau milieu de ma cuisine… Comment pouvais-je à ce point perdre la tête, la folie m’avait conquit…

Au petit matin, je me réveillais, mon torse me faisait un mal épouvantable, je découvrais des tâches noirs sur le sol, draps noirs, et voilages avaient disparu, bougies oubliées, ce que je prenais pour du sang, n’était simplement que des tâches de café, une tasse était renversé… Je me levais, pour courir à la cuisine, personne, il n’y avait personne, aucune trace de Max, pas la moindre trace de sang, les couteaux tous à leur place. Oh la cuisine était bien en bordel, de la vaisselle, dans l’évier depuis pas mal de temps, mais c’était tout. Je retournais au salon, celui-ci était comme la plupart du temps, remplis de détritus en tout genre, tabac froid, bouteille d’alcool vide à même le sol, vêtements sales, reste de pizza, plat chinois, bref, mon salon était comme j’avais l’habitude de le laisser, après une fiesta. Direction la salle de bain, toujours un peu vaseux, je titubais presque, j’avais toujours un mal de tête épouvantable, mais je finissais presque par m’y accoutumer… Idem, rien n’avait changer de place dans ma salle de bain, j’ouvris le petit placard de la pharmacie, pour y attraper, mes pilules, qu’instinctivement, j’avalais, toute le journée, à raison de deux tous les trois ou quatre heures, comme ça, sans savoir pourquoi finalement… Un rapide coup d’œil dans le miroir, effectivement, mon torse était couvert d’entailles, un peu partout, ce qui expliquais ces picotements, assez pénible, tout de même, mais qui ne m’inquiétais pas vraiment…

De retour dans ma chambre, je m’effondrais sur mon lit, essayant de réfléchir rationnellement, j’avais encore rêver tout simplement, je verrais certainement Max au boulot tout à l’heure, et Constance dans les couloirs, je ne raconterais pas mon rêve, cette fois ci à Max, à force, il risque de me prendre pour un fou, ce que je suis certainement… J’avais du encore passer une nuit à boire, et à me vautrer dans les bras d’une fille, que j’avais ramener de, je ne sais ou. J’étais encore tomber sur une junkie, ceci expliquant les lacérations sur ma peau, un jour cela finira mal… Elle avait du repartir au petit matin, me laissant à mes rêves, la descente… après de bonnes doses de médoc, ou autres substances illicites, que je m’offrais de temps à autres… Pour moi, cette version des faits tenait la route… Je secouais ma tête, m’ébouriffant les cheveux avec les mains, j’étais assis au bord du lit, quand j’entendis une voix dernière moi… je me levais d’un bon, pour regarder derrière moi…
« Tom… mais qu’est-ce qui t’arrive en ce moment ?... tu as vu l’heure… viens te coucher… Tom… Viens… »…
Mes yeux sortirent presque de mes orbites, « Lisa… c’est toi… mais… enfin… qu’est-ce que… »… Je n’arrivais plus à articuler, je n’en croyais pas mes yeux… Il était clair, que je déraillais complètement…
Lisa était revenue…
[web]C:\Documents and Settings\patrick\Mes documents\Mes images\fonds d'écrans fantaisies\drawings_020.jpg[/web]

 

N°29

                                        _______________________________________________

« Tom, qu’est ce qui t’arrive enfin… tu me fais peur… tu ne dors pas bien, tu es sur les nerfs, tu prends des tas de trucs… »
Je sortai de la chambre, essayant désespérément de retrouver mes esprits, Lisa me suivit :
« Réponds moi Tom… qu’est ce qui t’arrives… je veux savoir »…
Elle voulait savoir et moi donc. Lisa, était morte et enterrée depuis près de cinq ans maintenant, et je ne savais comment, elle se trouvait devant moi, dans mon appart. Plus elle s’approchait de moi, plus je reculais, mon mal de tête ne s’arrêtait plus et devenait de plus en plus persistant, j’arrivais presque à m’en accommoder. Ce qui me gênait le plus, c’était quand mes yeux se brouillaient, et les absences de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues, qui me laissant dans le noir total, ça je n’arrivais pas à m’y faire, c’était terrifiant. Comme à cet instant, ou, quand je pus à nouveau ouvrir les yeux, j’étais assis sur le sofa, une tasse de café à la main, le journal déplié à la rubrique boursière devant moi, sur la table basse, et un bruit de vaisselle provenant de la cuisine.
« Tom… dépêches-toi, tu vas être en retard au boulot, mon chéri… comme d’habitude d’ailleurs… Max va devoir accueillir tes clients pour toi… ou devrais-je dire tes clientes, pour toi… »…
Lisa venait d’apparaître dans le salon, en tenue d’Eve, une tasse de café à la main, qu’elle porta à sa bouche, cette bouche que j’avais tant goûter, toujours aussi troublé, je la laissais dire. Elle posa sa tasse sur la table, et s’approcha, pour s’installer à califourchon sur moi, et m’embrassa avant, de reprendre :
« Qu’est ce qu’elles ont de plus que moi… tes clientes… hein Tom… dis-moi… »…

Ses lèvres si chaudes, si sucrées, le goût de sa langue s’enroulant autour de la mienne, tout en elle était succulent, elle tenait mon visage entre ses mains me souriait, entre deux baisers… elle était belle… terriblement belle… Et bien que Lisa était morte, pour la première fois depuis des mois, j’avais l’impression de vivre quelque chose de réel, et pourtant, voilà déjà cinq ans qu’elle avait perdu la vie dans un accident de voiture…Ma vie ensuite, n’avait été qu’une grande descente aux enfers, boissons, drogues, sexes, j’avais sombré… Et depuis quelques semaines, j’avais même perdu mon identité, ma vie n’était plus qu’un gouffre, dont les parois étaient si lisses, que je ne pouvais pas m’y accrocher, pour en sortir la tête, cette tête que je perdais à petit feu, et qui me faisait tant souffrir. Un mal étrange avait pris possession de ma tête et de mon corps, un mal incontrôlable, un mal nommé la folie…

« Tom… fais moi l’amour », m’avait-elle dit, en m’offrant son plus beau sourire. Alors s’en tarder, comme si, elle aussi, je n’allais plus la revoir, parce qu’elle aussi, n’était certainement qu’une illusion, un rêve fabriquer de toute pièce dans mon cerveau malade, je me suis empressé de l’embrasser… de caresser sa poitrine nue, de l’enlacer pour m’enivrer du parfum de sa peau, ce parfum qui m’avait tant manqué… et nous avons fait l’amour, nos assauts, avaient un mélange de fougue et de tendresse… Nous écumâmes tour à tour, le tapi du salon, le lit de la chambre, pour finir, dans la salle de bain, sous la douche… L’eau déferlait sur nos peaux en sueurs, qui ne pouvaient se séparer, l’eau qui me brûlaient les yeux, alors je les fermais de temps à autre… J’aurais voulu que cet instant dur éternellement, car malgré mes maux de tête, et mes moments d’inconscience, j’étais bien… si bien…

Et puis tout à coup, je crus défaillir, le visage de Lisa, se mit doucement à disparaitre, je ne savais pas pourquoi, mais elle m’échappait, son corps, son visage, ses mains, je la perdais… j’hurlais, je tournais sur moi-même sous cette douche envahi de bué, à tâtons je cherchais Lisa, je ne voyais plus rien, et je criais : « non… Lisa… reviens… Lisa…reviens… »…
Par moment son visage réapparaissait, mais je n’arrivais pas à la toucher, je perdais de plus en plus la vue, mes mains s’abattaient brutalement contre les parois vitrées de la douche, et je criais, de plus en plus fort… Mes poings violement s’écrasèrent contre les vitres, qui éclatèrent, et me firent perdre l’équilibre, en pleurant de désespoir, mon corps s’écrasa au sol, sur les morceaux de verres brisés, au beau milieu de la salle de bain…

J’étais sonné, ma vue était complètement brouillée, et au bout de quelques minutes, je ne pouvais discerner qu’une sorte de lumière blanche, un calme terriblement angoissant pesait dans l’atmosphère, j’étais immobile, incapable de bouger, nu comme un ver, je n’entendais rien, pas même les battements de mon cœur, je ne sentais rien, j’étais mort… c’était certain, j’étais mort…

Un froid glacial, accompagnant cette lumière blanche, et un calme oppressant venaient de s’abattre sur moi, la douleur épouvantable dans ma tête s’était accentuée, au point je cru que celle-ci allait exploser… j’étais terrifié…
Qu’est-ce qui m’arrive… qu’est-ce qui m’arrive…semblaient dire mes lèvres, sans qu’aucun son n’en sortent…

« son cœur a lâché, monsieur, c’est fini, je suis désolé, mais son cerveau était beaucoup trop endommagé, il n’aurait pas pu sortir de ce coma sans de profondes séquelles, et pour combien de temps , de toute façon… c’est mieux ainsi… croyez moi… monsieur, c’est mieux pour lui… désolé… », M’informa le médecin… je regardais une dernière fois, mon ami, je n’avais rien pu faire, seulement être là jusqu’au bout… Tom, mon ami de toujours, Tom et ses frasques amoureuses… sa vie de débauchée… nos sorties nocturnes bien arrosées et toujours en charmantes compagnies… puis Lisa, la douce Lisa… le grand amour de sa vie… du moins pendant un temps…car de nouveau des escapades nocturnes, encore plus arrosées, et en compagnie de filles de plus en plus charmantes… puis l’accident… la mort de Lisa… Tom sombre… sombre… rien ni personne ne pourra le faire réagir… la chute est terrible… ensuite l’annonce… une tumeur… une tumeur au cerveau inopérable… les six derniers mois sur un lit d’hôpital, Tom ne réagit plus, il est dans le coma…

Et puis il y a deux jours, Tom arrive à bouger ses paupières, on pense alors lui pratiquer des électrochocs, pour continuer de le faire réagir…Mais hélas… après des tas d’examens, cela ne se fera pas , c’est une réaction normal de quelqu’un qui vie ses derniers instants, m’a-t-on informé… Je viens et passe ses dernières quarante huit heures, auprès de lui, je lui raconte sa vie, le médecin est persuader qu’il m’entend… moi aussi d’ailleurs, car ses paupières bougent de plus en plus, et puis finalement, il y a peine deux heures, plus rien… rien… c’est fini… Tom n’est plus…

Il est vingt trois heure trente, un samedi soir, curieux… non… je quitte l’hôpital… Quelles furent ses dernières pensées, j’espère qu’elles étaient merveilleuses : « J’espère mec… j’espère… », Dis-je tout fort en allumant une cigarette, un dernier regard sur la porte de l’hôpital qui se referme derrière moi, « salut… vieux… salut… »… Je me hâtais, la nuit était froide, mon cœur était vide, mon ami était parti…

 

N°30

                                                  _____________________________________________

Comment est le ciel aujourd’hui, demande t’il, comme un rituel… il avale un déjeuner, le visage tourné vers la fenêtre, enfile sa veste, et sort…

Il ne le sait pas mais le temps est clair, le ciel a encore ses couleurs d’été, des roses, des violacés, parmi un bleue lumineux, il peut le sentir, un vent légèrement frais, vient lui caresser les joues. Septembre réserve encore de belles journées, il aime cette saison. Les vacanciers sont partis, les plages sont désertées sauf pour quelques habitués comme lui, qui aiment flâner… Eté comme hiver, il s’offre une promenade matinale sur la plage jusqu’au port, se laissant bercer par les clapotis des vagues qui viennent s’échouer sur le sable… il aime à venir chaque matin écouter le vent, s’enivrer de son parfum…

Le soleil hésitant, commence à apparaître, il sent sa chaude présence sur sa peau, il a fini par ôter sa veste, la saison le permet…Quelques mètres sur la plage, quelques badauds se promènent, il les entend. Le tintement des coquillages que l’on jette dans un seau, cette pêche miraculeuse, qui égaie les enfants, sous le regard amusé des parents, ou grands parents, à cette époque de l’année, les tous petits profitent des derniers jours de soleil, avec les papis et mamies enchantés de jouer les nounous…

Quelques marches à gravir, il se promène sur la jetée, près du port, les bateaux sont à quai, les mâts s’entrechoquent dans un bruit de timbales, la mélodie est agréable… Encore quelques mètres, et il sera au bout de la jetée, ou trône un vieux phare que les visiteurs envahissent chaque été. La porte claque, il doit y avoir encore du monde à l’intérieur. Il se pose sur une vieille rambarde de bois, il a sa place, le nez au vent, le visage vers l’océan, il inspire une grande bouffée d’air iodée, c’est bon pour la santé…

Il apprécie ces instants privilégiés, ou il peut s’inventer une autre vie…Aujourd’hui il est un navigateur solitaire, bravant la mer pour parcourir les continents en temps record… Hier, il était un corsaire pillant les autres navires, à la recherche d’un merveilleux trésor, ou échouant sur des îles peuplées de déesses nues… Demain, il sera un explorateur, qui avec son équipage, parcoure les océans à la recherche de terres inconnues, ou encore un pêcheur hors pair, ne revenant jamais bredouille, les cales remplies de poissons, une femme le sourire aux lèvres l’attendant sur la jetée… Ses rêves le remplissent de joie, il est habitué à se satisfaire de son imaginaire… Il rêve d’océan, d’évasion, mais il ne peut pas…

Après ces quelques instants de plénitude, tranquillement il repart, il est sans travail, il a le temps… Sur le port la vie s’active, c’est déjà l’effervescence, les plaisanciers nettoient leurs bateaux. Ils feront encore quelques sorties, avant les quartiers d’hivers. Les femmes de pêcheurs débattent sur le prix des poissons, les époux, marins sont partis des l’aube en mer… La matinée est bien entamée, leur du repas se fait proche, il rentre chez lui… Sur la plage, il fera chaud cet après midi, c’est le soleil qui le lui a dit, alors après une courte sieste, il ira en forêt, il a la chance de pouvoir vivre dans un coin de paradis ou mer et forêt se côtoient…

Les kilomètres ne lui font pas peur, il est bon marcheur, il est aussi très à l’aise en forêt, aux milieu des arbres, chaque bruissements de feuilles, de branches, du vent, lui indiquent le chemin à suivre, le temps qu’il fait… Quand le vent vif claquent sur les branches, et que le feuillage tombé par sa force, crépite sous les pas, comme le feu dans une cheminée… que l’on entend les pattes des écureuils quand ils sautent de branches en branches, à la recherche de nourriture frugale… qu’il se dégage une bonne odeur de noisettes, de marrons, de champignons, on est en automne… L’hiver lui, laisse la forêt silencieuse, même le vent givrant ne fait pas de bruit, il a beau tendre l’oreille, rien, c’est le calme… le feuillage est inexistant, le sol ne sent que l’humidité que les pluies de novembre ont arrosé… le bois meurt sous les couches de neige, les animaux ont décampés, les pas ne font aucun bruit… la nature dort en hiver… Et puis tranquillement, la forêt se réveille aux premiers vent frais du printemps, les brises viennent caresser les arbres, juste ce qu’il faut pour agiter les branches en fleurs, d’où se dégagent de merveilleux parfums… les oiseaux gazouillent, la forêt revit… ils est sûre de pouvoir entendre les lapins, se cacher derrière les fourrées, leurs petites pattes, raisonnent sur l’herbe à nouveau dressée… Et quand les arbres ont retrouvé tous leurs feuillages, que le sol est à nouveau verdoyant, il aime à marcher nus pieds, sur l’herbe humide, grâce à la rosée du matin… l’herbe folle que le soleil chaud n’arrive pas à sécher, parce que la forêt à retrouver sa densité et qu’il n’arrive plus à passer à travers les branchages…alors là il le sait on est en été…

En ce moi de septembre, il se promènera des heures, ils ne sauraient pas dire quelle saison, il préfère pour la forêt, peut-être l’hiver, parce que tout est calme, calme comme sa vie, aujourd’hui…il ne s’aventure pas trop loin des chemins, mais juste assez pour écouter le chant des arbres, le crépitements des bois, la folie de l’herbe… et en fin de journée, il repart sa canne toujours bien en main…

Sa canne est blanche, mais son cœur est riche, gorgée de bien être que la nature lui a offert… cet amoureux, des océans, des forêts, des prairies, est heureux, et il te dira, que ce n’est pas grave de ne pas voir, que tu peux trouver du réconfort partout, que la nature possède des trésors mélodieux, si tu sais tout simplement, comme lui, l’écouter.

 

N°31

                                                ______________________________________________

Estelle est belle… adolescente rebelle, aujourd’hui, accrochée à des bras fraternels, d’un amoureux aux yeux couleurs du ciel, demain, amoureuse d’un autre, parce qu’insouciante et infidèle, elle s’amuse…
Adolescente rebelle…

Estelle est belle… ce soir, c’est paillettes et dentelles, la soirée étincelle, elle danse, boit, fume, déploie ses ailes, rêve d’envols d’hirondelles, donne des baisers sucrés, accrochée à des bras fraternels… au son rythmé des ritournelles, les yeux de son beau ne voient qu’elle…
Adolescente dentelle…

Estelle est belle, s’enivre, flirte de plus belle, déploie de plus en plus ses ailes, les entourent… charmeuse, ce soir, c’est paillettes, décibels et bouteilles… elle se vautre accrochée à d’autres bras fraternels, son beau se fâche, puis s’en fiche, il ne veut plus d’elle… je m’en vais Estelle…
Adolescente sauterelle…

Estelle est fatiguée, se laisse enrouler par d’autres bras fraternels… soule, ses yeux roulent, son corps aussi, il fait noir dans la ruelle…autour d’elle, plus de décibels et de bouteilles… elle a peur… elle se débat… dentelles déchirées, la gorge serrée, la nuit n’a plus d’étincelles… ses ailes sont brisées, par ses autres bras qu’elle croyait fraternels…
Adolescente poubelle…

Estelle n’est plus belle… l’adolescente rebelle a froid au fond de la ruelle… ses cris n’ont pas arrêtés les bras cruelles, d’adolescents allumés par les décibels, l’alcool, et la fumée… comme elle… d’adolescents allumés par elle…
Adolescence cruelle…

Estelle… charme et étincelles, éteintes au fond de la ruelle, recroquevillée sous ses dentelles… déchirées… elle pleure… envolés ses rêves d’hirondelles… crevés dans une ruelle… elle ne s’accrochera plus à des bras fraternels, ce soir elle est entrée dans le monde réel…adolescente brisée… Estelle…


Ce soir… dans une ruelle… l’adolescence a laissé un goût amer… éternel… à Estelle…

 

N°32

                              _____________________________________________

La journée au bureau terminée, après de longues embrassades avec les collègues, elle préférera rentrer à pied, et profiter de la foule qui se presse, comme chaque soir… les uns ayant oubliés d’acheter du pain, d’autres s’offrant un dernier verre, ou d’autres encore se louant un film, achetant des cigarettes, des magazines, quelques courses de dernières minutes… Et malgré le froid hivernal, elle lézardera comme souvent chaque soir, absorbant ici et là les paroles, les rires, de ceux qu’elle croise, puisant dans chaque regard un peu de chaleur, de gaieté… Elle s’étonnera d’être arriver devant la porte de l’immeuble, encore une fois beaucoup trop vite. Elle ne prendra pas l’ascenseur, espérant par la même, croiser un voisin, dans les escaliers, ou les couloirs des étages. Un tour de clé, dans une porte au cinquième étage, et elle pénètre une fois de plus, dans un appartement en location, laissant la porte se refermer sur le silence, un silence installé depuis deux ans, maintenant… Un silence mortel…

Dehors la nuit est tombée, sur les retardataires, les foyers sont animés, elle peut deviner, en s’approchant de la baie vitrée de son salon, ce qui se passent dans les appartements voisins, tous éclairés… Un papa, jetant sa veste, et accueilli par des cris d’enfants, et des bisous… une jeune femme, élevant la voie sur un compagnon déjà installé devant la télé… un équipe de copains, bières à la main, criant devant un écran géant, sur lequel un match de foot est retransmis… une maman, intransigeante, s’activant en cuisine, tout en surveillant les devoirs de ses enfants, peu enclin à l’écouter, parce qu’ils tombent de fatigue… De l’autre côté de son appartement, elle peut deviner l’amour, la joie, les rires, les pleures… la vie… Elle flânera, n’allumera que l’écran de la télé, pour s’éclairer, fumera une cigarette, puis emmitouflée dans un peignoir, se jettera sur le sofa, avec un café, en guise de repas. Elle zappera d’une chaîne à l’autre… Elle se morfond, décidément, il n’y a rien à faire… Elle finira par s’attarder sur un film d’amour, la nostalgie l’envahira, elle versera même quelques larmes, qu’elle essuiera de ses mains. Ses mains, qu’elle regarde, et qui ne connaissent plus de frissons, assise sur le sofa, les souvenirs se raniment… Elle se souvient de la chaleur d’une caresse, de la douceur d’un baiser, du sexe, de l’amour… Alors d’autres larmes couleront, seule au milieu, d’un appartement désespérément vide, elle finira par aller se coucher, espérant que dans la nuit, sa tristesse s’évanouira…Pendant que d’autres derrière des fenêtres encore éclairées, font la fête, ou regardent enlacer tendrement la télé… que d’autres donnent un biberon au dernier né, ou cajolent racontent des histoires aux petits, ou que d’autres encore font l’amour… Elle… elle a peine à s’endormir, le cœur serré, elle ne fait que ressasser depuis des années, elle qui n’avait rien vu venir, elle essaie de comprendre pourquoi brutalement, il l’a abandonnée, pourquoi un soir, il n’est pas rentré…Les années de galères, partagée entre colère et rancœur, elle a élevé seul ses deux enfants, aujourd’hui, partis eux aussi… Depuis la monotonie a pris place dans sa vie, elle déteste ce silence, qu’elle trouve finalement horriblement assourdissant…

Si seulement, elle pouvait sans que sa bonne conscience ne vienne gérer sa vie, et ses envies, s’offrir, comme l’aurait fait un homme, un intermède chaleureux, un intermède pas forcement amoureux, mais bon pour la tête et l’esprit… Pour ne pas être seule, un soir, elle voudrait se vautrer sous les draps, aux côtés d’un homme, elle voudrait se délecter d’un moment de bonheur, en compagnie d’un amant, même d’un soir… Mais il y a des légèretés que les mœurs n’ont pas encore acceptées, alors cette nuit encore, elle refreinera ses envies, seule au fond de son lit… Il manque pourtant à sa peau, à ses seins, son ventre, la tendre caresse d’une main chaude… il manque à sa bouche, la saveur d’un baiser longuement langoureux… il manque à son sexe, la venue d’un ôte viril, avec qui elle partagerait en cadence et douceur, une nuit d’amour, d’extase, une nuit de plaisir…

Elle voudrait crever sa solitude, en s’offrant ce que certains appelleront, le premier venu, et alors… D’avoir attendue que les enfants grandissent, pour ne pas leur faire de peine, peut-être, ou tout simplement par peur, elle n’a plus connu le plaisir de rencontrer quelqu’un, de découvrir un corps, de se découvrir aussi…alors, elle ne sait plus, si elle peut encore séduire, ou sourire, elle a peur de ne plus savoir comment on fait, ce qui, elle l’avoue, lui manque le plus… l’amour…Il manque à sa tête cette complicité entre deux êtres qui se cherchent, qui se séduisent, et qui se donnent l’un à l’autre sans compter, juste pour le plaisir… Parce qu’elle n’était qu’une épouse, qu’une mère, pendant des années, elle a envi, aujourd’hui, de devenir une amante et dans les bras d’un autre

homme, de laisser s’envoler par la fenêtre, un soir quand elle osera, sa solitude, dont elle veut tant se débarrasser…

 

N°33

    Accueil

 

 

    Aurore

 

 

    Océane

 

 

    Justine

 

 

    Sniper

 

 

    Frédéric

 

 

    Micheline

 

 

    Site util

 

 

    Favoris

 

 

    De touts

 

 

     Suite

 

 

    Best-Of

 

 

    Oui/Non

 

 

    Poèmes

 

 

    Logo PC

 

 

   Veronique

 

Livre Elle

CONTROVERSE/WIZUP

Forum, de débat…

----------------------------------------------------------------------------

Y-En-A-Marre.org Index du Forum

©forum de Jérémy.

-------------------------------------------------------------

Forum Marxiste-Léniniste

Clic sur l’image FML.

-----------------------------------------------------------------------------

Forum Unité Communiste

Clic sur les drapeaux FUC.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------

                     Mon Forum|àß|Clique sur la bannière pour y accéder !